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L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) s'est réunie samedi à Interlaken (BE) sous protection policière. L'assemblée des quelque 800 délégués avait dû être transférée dans l'Oberland bernois après des menaces venues du camp d'extrême gauche.

Ce dernier a vu rouge à cause de la présence à l'assemblée de la cheffe du parti populiste de droite allemand "Alternative für Deutschland" (AfD). Frauke Petry n'a pas manqué de louer la démocratie helvétique.

"Vous, en Suisse, avez une longueur d'avance sur nous en matière de culture démocratique", a-t-elle lancé. "L'Allemagne a besoin de plus de Suisse, de davantage de démocratie.

Mme Petry a relevé l'importance des décisions populaire, "car la démocratie n'est pas servie sur un plateau. Elle ne va pas de soi, on doit toujours la reconquérir de haute lutte", a imagé Mme Petry. "En Allemagne, il n'y a plus de parti d'opposition, le nôtre excepté", a encore affirmé la cheffe de l'AfD.

Liberté d'expression

"Il faut dénoncer ce consensus forcé. Nous avons besoin de plus de controverses", a renchéri l'invitée de l'ASIN qui a plaidé pour une Europe des patries libres. Frontières et différences sont nécessaires, selon elle. "A mélanger toutes les couleurs, on obtient du gris, ce que personne n'aime". On peut coopérer en Europe sans être un Etat membre de l'UE, a-t-elle dit sous les applaudissements.

Combattre toute velléité de la Suisse d'adhérer à l'UE demeure en effet le leitmotiv rappelé par les dirigeants de l'ASIN. Ceux-ci n'ont pas manqué de se gausser des menaces de l'extrême-gauche. Ils Lukas Reimann a vanté les valeurs de liberté, gage d'une société ouverte, qui consistent à laisser s'exprimer les gens d'autres opinions, même si elles déplaisent.

Dans le calme

La gauche a dû se battre par le passé pour sa liberté d'opinion. Elle est aujourd'hui du côté de l'oppresseur, a ajouté le président de l'ASIN. Un phénomène que subit de plein fouet l'AfD en Allemagne, a relevé Mme Petry.

Samedi à Interlaken en revanche, tout s'est déroulé dans le calme. A peine si les touristes asiatiques habitués des rues de la ville ont remarqué la présence policière, environ une heure avant la tenue de l'assemblée.

Sur les 2 kilomètres séparant la gare du lieu de réunion, les policiers étaient très présents, en particulier autour du parc de la Jungfrau (l'ancien Mysteryparc) où les contrôles étaient sévères. La police était également visible dans le bâtiment.

Cercueil

Le président de l'ASIN Lukas Reimann a ouvert l'assemblée des délégués avec une petite action symbolique. Des membres de l'ASIN ont porté "en terre" un cercueil noir symbolisant la liberté d'opinion.

L'ASIN ne s'est pas aplatie devant les menaces de la gauche, a souligné M. Reimann. Mais c'est la gauche qui a capitulé, surtout le gouvernement de gauche de la Ville de Berne.

Il n'a pas été facile de trouver en quelques semaines un nouveau local où convoquer l'assemblée. L'ASIN a cherché dans la moitié de la Suisse, mais elle a été refusée dans plusieurs endroits. Tous ces gens sont des larbins de gauchistes et de terroristes d'opinions.

ATS