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Les maçons vaudois ne sont pas affiliés à la Fondation Institution supplétive qui renonce à assurer les travailleurs âgés de la construction (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

L'assainissement de la retraite anticipée dans la construction devient "plus urgent que jamais", estime la Société suisse des entrepreneurs (SSE). Une institution de prévoyance nationale a résilié le contrat avec la fondation qui finance les rentes transitoires.

Le Conseil de fondation de l'Institution supplétive paritaire (LPP) a résilié le contrat d'affiliation de la Fondation pour la retraite anticipée (FAR). Conséquence: "les rentes transitoires de la retraite anticipée entre 60 et 65 ans ne sont plus automatiquement attribuées au régime de prévoyance professionnelle dans l'Institution supplétive avec prise d'effet au 1er janvier 2019", indique jeudi la SSE.

Le système anticipé dans la construction "est en péril", selon elle. Pour les entrepreneurs, "des mesures d'assainissement doivent être donc prises d'urgence". La SSE pointe de graves lacunes: "Sur les 18% du salaire qui sont transférés aux caisses de retraite, pas moins de la moitié s’évapore dans le système sans effet et avantage pour l’assuré comme primes de risque".

La SSE demande aux syndicats de proposer "enfin de véritables mesures d'assainissement et de cesser d'abuser de la question de la retraite anticipée dans la construction avec leurs manoeuvres politico-syndicales".

Surtout en Suisse alémanique

Deux tiers des travailleurs de la construction - essentiellement alémaniques - sont actuellement affiliés à l'Institution supplétive. Dans le canton de Vaud notamment, les employés ne cotisent pas dans la même caisse que les Alémaniques, précise la Fédération vaudoise des entrepreneurs.

Dans un communiqué distinct, Unia et Syna annoncent qu'ils vont poursuivre en justice la Fondation Institution supplétive qui ne veut plus affilier les maçons âgés. Selon les syndicats, "elle est tenue par la loi d’offrir aux travailleurs âgés exclus de leur caisse de pension la possibilité de poursuivre leur prévoyance professionnelle. Il est honteux que l’Institution supplétive cherche à se débarrasser d’un problème systémique sur le dos des maçons âgés."

Pour Unia est Syna, cette caisse de pension est solide: en 2017, elle a plus reçu que dépensé. Mais des mesures transitoires sont nécessaires, afin de garantir la retraite à 60 ans en raison de l'arrivée des baby-boomers à la retraite.

Or, les entrepreneurs refusent de négocier afin de résoudre les problèmes et préfèrent lancer "des fake news" (fausses informations). La retraite à 60 ans nécessite des négociations, pas une "polémique bon marché sur les dos des travailleurs".

Comme mesure d'assainissement, les syndicats proposent d'augmenter les cotisations de 0,5 à 1 point. Les maçons seraient également disposés à participer aux coûts et à adapter les prestations que la fondation FAR alloue à la prévoyance professionnelle. Les syndicats proposeront à nouveau des mesures dans ce sens à la séance du conseil de la fondation FAR fixée demain, en demandant instamment aux entrepreneurs d’accepter leurs propositions.

Pas touche à la retraite!

La SSE souhaite pour sa part, soit relever l'âge de la retraite anticipée, soit réduire les prestations. Selon la proposition de l'association patronale, un travailleur bénéficiant d'une retraite anticipée à 60 ans verrait sa rente diminuer de 20%. L'alternative patronale consiste en un relèvement de l'âge de la retraite anticipée à 62 ans, sans perte financière sur la rente.

Pour Unia et Syna, les rentes sont trop basses pour être encore réduites. Et pas question de toucher à l'âge de la retraite, la plupart des salariés de la branche n'étant déjà plus apte à travailler avant 60 ans.

Les syndicats ajoutent que les entrepreneurs ne s'en prennent pas qu'à la retraite à 60 ans. Ils veulent diminuer les salaires des maçons âgés, réduire leur protection contre le licenciement et allonger la durée du travail, jusqu’à concurrence de 50 heures hebdomadaires.

Actions de protestation

Pour Unia et Syna, il est clair que les maçons ne veulent pas d’un démantèlement de la retraite à 60 ans, ni de leur convention collective de travail nationale (CN). Au contraire, ils ont besoin de plus de protection et d’une limitation des interminables journées de travail en été. Le cas échéant, ils n’hésiteront pas à se battre pour "défendre leur dignité".

La retraite anticipée est la principale pierre d'achoppement entre syndicats et représentants patronaux en vue du renouvellement de la convention collective de travail (CCT), qui arrive à échéance en fin d'année. De premières actions de protestation ont été menées en avril sur un chantier bâlois.

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ATS