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Les cheminots dénoncent une volonté de "détruire le service public".

KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

L'Assemblée nationale française a donné son feu vert lundi soir au principe d'une nouvelle organisation de la SNCF en "société nationale à capitaux publics". Ce vote est survenu au quatrième jour de la grève des cheminots et avant une reprise "progressive" du trafic.

Au grand dam de la gauche de la gauche, les députés ont voté par 74 voix contre 20 un amendement du gouvernement qui prévoit qu'à compter du 1er janvier 2020, la société nationale des chemins de fer et ses filiales "constituent un groupe public unifié". Celui-ci sera soumis "aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes" et aura un capital "intégralement détenu par l'Etat".

D'autres amendements restaient à examiner. Ils doivent autoriser le gouvernement à prendre par voie d'ordonnance dans un délai de douze mois des mesures pour "fixer les conditions de création du groupe public" et ses "conditions de fonctionnement", notamment en matière de gouvernance.

Réforme "impérative"

A l'ouverture des discussions, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait défendu globalement une réforme "impérative" et plaidé pour un débat "délesté des fantasmes et des contre-vérités qui le polluent", notamment sur le changement de statut qui n'est pas une privatisation. Vantant une réforme "pour les usagers", elle avait aussi récusé toute volonté du gouvernement de "passer en force".

Mais à l'unisson des syndicats, la France Insoumise et les communistes n'ont eu de cesse de monter au créneau contre la réforme. Ils ont accusé respectivement le gouvernement de "vouloir porter à la ceinture le scalp" des cheminots ou de bâtir la réforme "sur des contre-vérités".

Le groupe Nouvelle Gauche (le Parti socialiste et ses alliés) a aussi affiché ses "divergences" sur la dette, les investissements ou encore le statut des cheminots. Le nouveau patron du PS, Olivier Faure, a prédit au gouvernement qu'il va "rencontrer la colère" des Français.

Manifestation

En défense, plusieurs élus LREM ont appelé la gauche à "sortir des caricatures" ou défendu le "courage" de la réforme. A droite, le parti Les Républicains (LR) estime que la réforme n'est pas assez "courageuse". Il a dénoncé "un texte bâclé", critiquant à l'instar de la gauche la méthode avec des amendements du gouvernement "arrivés en catimini". Le groupe de droite a aussi plaidé en vain pour inscrire dans la loi la sauvegarde des "petites lignes".

Peu avant l'ouverture des débats en première lecture, plusieurs centaines de cheminots et sympathisants s'étaient rassemblés non loin du Palais Bourbon, pour défendre "l'avenir du service public ferroviaire". Des rassemblements et défilés ont aussi eu lieu à Lyon, Lille, ou Marseille.

Reprise "progressive" du trafic

Après une deuxième séquence de deux jours de grève, et un trafic resté "très perturbé" lundi, la SNCF prévoyait pour mardi une "reprise progressive" du trafic. La circulation des TGV sera normale, mais les lignes régionales et Intercités resteront légèrement perturbées.

Face au conflit, qui a déjà coûté "une centaine de millions d'euros" à la SNCF selon son patron Guillaume Pepy, le Premier ministre avait assuré dimanche que l'exécutif irait "jusqu'au bout" de son projet. Pour Edouard Philippe, les grandes lignes de la réforme ne sont "pas négociables", la discussion n'étant possible que sur ses "modalités".

Resté discret jusqu'ici, le président Emmanuel Macron va entrer dans l'arène jeudi, dans le journal de 13h00 de TF1. Quelques heures avant le prochain épisode de grève.

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ATS