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Le "flaperon" est la première pièce qui ait été trouvée, sur l'île de La Réunion en juillet 2015, soit plus d'un an après la disparition de l'avion (archives).

KEYSTONE/AP/LUCAS MARIE

(sda-ats)

Des répliques d'un débris du vol MH370 de la Malaysia Airlines seront abandonnées dans l'océan Indien pour modéliser la dérive de cette pièce. Ce procédé pourrait contribuer à localiser l'avion, mystérieusement disparu en mer 2014.

L'Australie coordonne les recherches lancées en mer pour retrouver l'épave du Boeing 777 qui s'était volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin. Cette disparition reste l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'aviation civile.

Les opérations de recherches se concentrent sur une zone de 120'000 kilomètres carrés, l'équivalent de trois fois la superficie de la Suisse. A l'occasion d'un briefing régulier mercredi, le gouvernement australien a annoncé le lancement prochain d'une étude pour modéliser les courants de l'océan Indien.

Première pièce trouvée

Le Centre de coordination des recherches (JACC) a précisé que les chercheurs se serviraient pour ce travail du fragment d'aile d'avion trouvé en juillet 2015 sur l'île de La Réunion. Ce "flaperon" (aileron haute-vitesse) a été identifié comme appartenant au MH370.

"Le "flaperon" est particulièrement important parce que c'est la première pièce qui ait été trouvée, donc celle qui a dérivé le moins longtemps", indique le JACC dans un communiqué. Basé en Australie, ce centre met en commun les ressources de tous les pays participant à la recherche de l'avion.

Suivis par satellites

Des bouées et des répliques du "flaperon", équipés de capteurs permettant de suivre par satellite leur progression, seront jetées à l'eau dans les prochains mois. "Ces modèles seront utilisés pour déterminer la vitesse et la direction de la dérive par rapport aux bouées, dans des conditions océaniques, avec l'influence des vents, des courants et des vagues", explique le JACC.

Les chercheurs compareront ces résultats à 30 ans de données disponibles pour tenter de modéliser la trajectoire du "flaperon". Le Centre espère en avoir terminé en décembre avec les opérations de recherche, qui n'ont pour l'instant rien donné. Certains affirment que les recherches ne sont pas menées au bon endroit.

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