Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Réouverture samedi du musée du Louvre sous haute surveillance

KEYSTONE/AP/KAMIL ZIHNIOGLU

(sda-ats)

L'auteur de l'agression de vendredi matin au musée du Louvre à Paris, un Egyptien des Emirats arabes unis, a été jugé en état d'être interrogé par les enquêteurs. Il a été placé en garde à vue samedi en fin d'après-midi. Le musée a rouvert ses portes normalement.

"L'assaillant a été déclaré audible par le corps médical", a indiqué une source judiciaire. Grièvement blessé à l'abdomen, son diagnostic vital était dans un premier temps engagé avant une amélioration de son état de santé. Les auditions devraient commencer dimanche matin, sous réserve de l'évolution de son état de santé.

Les enquêteurs tentent toujours d'établir formellement l'identité de cet homme inconnu des services de police. Les investigations menées sur son téléphone portable, sur les fichiers de visas européens et lors d'une perquisition dans un appartement du très chic 8e arrondissement de Paris mènent à un Egyptien des Emirats arabes unis entré légalement en France le 26 janvier par un vol en provenance de Dubaï, a révélé le procureur de la République François Molins.

Ses motivations ne sont pas encore connues, mais il s'agit d'"un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", a commenté pour sa part le président français François Hollande.

L'agression a eu lieu vendredi en début de matinée au Louvre lorsque l'assaillant armé de deux machettes de 40 cm s'est précipité sur une patrouille de quatre militaires. Il a très légèrement blessé au cuir chevelu l'un d'eux, avant de se jeter sur un autre qui est tombé. Après avoir tenté de repousser l'assaillant une première fois sans user de son arme, un troisième soldat a ouvert le feu quatre fois.

Profil affiné

"La version du gouvernement français n'est pas logique", s'est étonné samedi auprès de l'AFP le père de l'assaillant présumé. Général de police à la retraite vivant en Egypte, ce dernier n'a plus eu de nouvelles de son fils depuis vendredi.

L'assaillant est marié et son épouse, enceinte, se trouve en Arabie saoudite avec leur enfant de sept mois, selon son père qui a encore indiqué que son fils travaillait comme directeur commercial à Charjah, aux Emirats arabes unis, et "s'était rendu en voyage d'affaires à Paris. Et à la fin, il est parti visiter le musée (du Louvre). Il était censé partir (rentrer) samedi", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si son fils s'était radicalisé, il a répondu n'en avoir détecté aucun signe. "C'est un garçon simple. Nous l'aimons tous. Je peux vous montrer des photos sur lesquelles il ne portait pas la barbe", a-t-il encore indiqué.

Les enquêteurs, qui s'interrogent sur l'aide d'éventuels complices, se penchent aussi sur des tweets postés en arabe sur son compte. Une dizaine de messages ont été postés quelques minutes avant l'attaque. On peut notamment lire "Au nom d'Allah (...) pour nos frères en Syrie et les combattants" et, une minute plus tard, un tweet dans lequel il semble apporter son soutien au groupe Etat islamique (EI).

Retour à la normale

Le Louvre a vécu à nouveau samedi une journée normale. Dès l'ouverture des portes, les touristes se sont pressés en nombre aux entrées du musée, fermé la veille après l'attaque.

Deux longues files d'attente composées majoritairement de visiteurs chinois étaient visibles au niveau de la très touristique galerie du Carrousel, au sous-sol, là même où les militaires ont été agressés.

L'une des entrées du Carrousel, celle où a eu lieu l'attaque, est toutefois restée fermée samedi, a précisé l'institution. Des policiers armés de fusils-mitrailleurs patrouillaient au milieu des touristes qui, avant d'arriver à l'entrée du musée proprement dite, devaient se soumettre à un contrôle supplémentaire des sacs.

Le Caire condamne

L'Egypte, l'Arabie saoudite et le Qatar ont condamné samedi l'attaque au musée du Louvre. Les autorités égyptiennes n'ont toutefois pas fait allusion au fait que l'auteur de l'attaque est un Egyptien. A noter que cet acte n'a toujours pas été revendiqué.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS