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L'auteure présumée de l'attaque à Lugano voulait se rendre en Syrie

La femme âgée de 28 ans soupçonnée d'avoir attaqué deux femmes dans un grand magasin de Lugano mardi soir souffrait de problèmes de santé mentale (archives). KEYSTONE/Ti-Press/Pablo Gianinazzi sda-ats
Ce contenu a été publié le 25 novembre 2020 - 18:13
(Keystone-ATS)

L'auteure de l'attaque au couteau mardi après-midi à Lugano voulait se rendre en Syrie en 2017 pour voir un djihadiste, a indiqué mercredi l'Office fédéral de la police (fedpol) sur Twitter. Elle a cependant été arrêtée à la frontière turco-syrienne.

La suspecte était tombée amoureuse d'un combattant djihadiste, a précisé fedpol au sujet de cette attaque terroriste présumée. Elle avait tenté de se rendre auprès de lui en 2017, avant d'être arrêtée à la frontière turco-syrienne, puis renvoyée en Suisse.

Cette femme âgée de 28 ans souffrait de problèmes psychologiques, a ajouté Fedpol. Elle avait été admise dans un établissement psychiatrique à son retour en Suisse. Elle n'a pas été impliquée dans des enquêtes de fedpol en lien avec le terrorisme depuis 2017.

Norman Gobbi, le président du Conseil d'Etat tessinois, a regretté mercredi dans le 12h30 de la RTS que le système législatif ne permette pas de placer sous contrôle voire d'enfermer des personnes à titre préventif. Selon lui, les directeurs cantonaux de la justice ont déjà demandé de renforcer les lois fédérales en ce sens, "parce qu'on doit aussi avoir les instruments pour intervenir en prévention".

Procédure pénale

Pour rappel, l'auteure présumée a tenté mardi après-midi d'étrangler à mains nues une première femme avant d'en blesser une deuxième au cou avec un couteau, dans un grand magasin de Lugano. Une des victimes est grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger. L'assaillante a été maîtrisée par d'autres clients du magasin avant d'être arrêtée par la police.

Soupçon de tentative de meurtre et de lésions corporelles graves ainsi que violation de l'article 2 de la loi fédérale interdisant les groupes "Al-Qaïda" et "Etat islamique" et les organisations apparentées: tels sont entre autres les motifs retenus par le Ministère public de la Confédération (MPC) dans sa procédure pénale à l'encontre de l'auteure présumée, a-t-il indiqué mercredi après-midi à Keystone-ATS.

Placée en détention provisoire, la jeune femme a été interrogée pour la première fois mercredi, a ensuite complété le MPC. Il a également confirmé avoir reçu en mars 2018 un rapport d'enquête de fedpol par rapport à un précédent séjour à l'étranger de l'auteure présumée.

"Les enquêtes n'ont pu révéler aucun acte criminel", a écrit le MPC. Comme il n'y avait pas de soupçons suffisants, le MPC n'avait pas ouvert de procédure pénale, s'est-il justifié.

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