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La solution de regrouper les migrants dans des centres hors de l'UE n'est pas nouvelle (archives).

KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER

(sda-ats)

Réunir dans des centre hors de l'UE les migrants aspirant à y venir est une des solutions proposées par une poignée de pays à la crise migratoire. L'Autriche en étudie la faisabilité, en Albanie notamment.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé mercredi la création d'un "axe" entre les ministres autrichien, allemand et italien de l'Intérieur pour lutter contre l'immigration illégale, alors que les Européens se déchirent sur cette épineuse question. "A notre avis il faut un axe des volontaires dans la lutte contre l'immigration illégale", a-t-il ajouté.

L'Autriche planche avec quelques Etats de l'UE sur l'établissement de centres d'accueil de migrants à l'extérieur de l'Union pour "héberger et offrir une protection mais pas une vie meilleure", avait-il indiqué la veille au soir. "Des efforts sont en cours", a-t-il précisé à la télévision publique ORF.

M. Kurz, un conservateur qui gouverne avec l'extrême droite, n'a pas précisé à qui seraient destinés ces centres. Son homologue danois Lars Lokke Rasmusen avait néanmoins indiqué la semaine dernière discuter avec certains pays, dont l'Autriche, de la création de "centres communs" destinés aux migrants ne pouvant prétendre à l'asile dans l'UE ou ayant été déboutés.

"C'est un projet sur lequel nous travaillons avec un petit nombre d'Etats de façon très confidentielle (...) pour en accroître la faisabilité", a ajouté M. Kurz sur ORF. Parmi les pays susceptibles d'accueillir ces centres, le nom de l'Albanie a été avancé ces derniers jours dans la presse autrichienne. "Nous verrons", a répondu mardi soir le chancelier.

La coalition droite/extrême droite au pouvoir en Autriche depuis fin 2017 a fait de la mise en oeuvre d'une politique migratoire restrictive l'une de ses priorités. Le gouvernement souhaite à la fois rendre l'Autriche moins attractive pour les demandeurs d'asile et augmenter les expulsions des déboutés de l'asile, un objectif contrarié, comme dans de nombreux pays, par l'absence d'accords de réadmission avec de nombreux pays.

Collectivement, les pays de l'UE sont dans l'impasse pour débloquer la réforme enlisée depuis deux ans du système d'asile européen. Le climat politique alourdi par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement populiste en Italie renforce cette situation.

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ATS