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L'année 2018 sera plus difficile pour le transport aérien, en raison de la hausse des prix du kérosène et des tensions commerciales (archives).

KEYSTONE/APA/APA/ROBERT JAEGER

(sda-ats)

Les grandes compagnies aériennes ont abaissé leur prévision de bénéfice cette année, en raison d'une hausse des prix du carburant, et ont mis en avant de nouveaux risques opérationnels comme des taux d'intérêt plus élevés et les tensions géopolitiques.

L'Association internationale du transport aérien (Iata), qui représente environ 280 compagnies aériennes, prévoit pour le secteur un bénéfice de 33,8 milliards de dollars (28,9 milliards d'euros) cette année, en baisse de 12% par rapport à la prévision précédente qui était de 38,4 milliards de dollars.

Mais le rendement par passager devrait augmenter de 3,2% en 2018, le premier gain annuel depuis 2011, grâce à l'embellie de l'économie mondiale qui stimule la demande, selon l'Iata.

"2018 est certes une année plus difficile mais les compagnies aériennes font du bon travail", a déclaré lundi à la presse le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac, lors de l'assemblée générale annuelle, ajoutant que les bénéfices étaient essentiellement grevés par la hausse du kérosène.

L'Iata prévoit un prix moyen du pétrole de 70 dollars le baril cette année contre 54,90 dollars l'an dernier et 60 dollars dans sa précédente prévision.

En 2017, le transport aérien avait dégagé un bénéfice record de 38 milliards de dollars, mais la base comparative est faussée par des éléments comptables tels que des crédits d'impôt exceptionnels, explique l'organisation.

Les bénéfices des compagnies aériennes pourraient couvrir des coûts du capital élevés pour la quatrième année consécutive, suscitant des investissements dans de nouvelles flottes et de infrastructure mais l'Iata souligne que le secteur reste sur le fil du rasoir par rapport à beaucoup d'autres. Alexandre de Juniac a observé que la prévision de bénéfice pour cette année ne représente que 4,1% d'un chiffre d'affaires d'environ 750 milliards de dollars.

"Quatre pour cent, ce n'est pas beaucoup. C'est une industrie encore fragile; notre capacité à résister aux grands chocs est limitée", a-t-il déclaré à Reuters séparément.

Défis politiques

Un autre danger guette les compagnies aériennes: le protectionnisme. "Nous n'avons pas pour le moment enregistré de baisse significative du trafic passager ou fret en lien avec les tensions commerciales ou les barrières protectionnistes mais si ça continue ça finira par arriver", a dit de Juniac à la presse.

Les Etats-Unis et la Chine négocient sur le terrain commercial tout en se menaçant mutuellement de droits de douane sur 150 milliards de dollars de marchandises chacun.

Parallèlement, l'Union européenne (UE) a ouvert vendredi dernier une procédure devant l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre la décision américaine d'imposer des droits de douane sur l'acier et l'aluminium qu'elle produit.

A cela s'ajoutent les risques liés au Brexit, notamment le calendrier de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne et la manière dont cela se déroulera.

L'Iata a invité les Etats à accroître les dépenses d'infrastructures pour répondre à la demande mais la privatisation des aéroports s'est révélée inefficace.

Alan Joyce, le directeur général de Qantas Airways, a critiqué le programme de privatisation des aéroports en Australie, déclarant devant la presse que "toute l'industrie de l'aviation prête attention au mauvais exemple qui a été donné".

Hausse du kérosène

L'Iata a également souligné que la hausse des prix du kérosène pesait sur les bénéfices des compagnies aériennes tout en s'abstenant de dire à partir de quel prix certaines d'entre elles seraient menacées d'insolvabilité.

"Le prix est une question d'offre et de demande, ce n'est pas prédéterminé", a déclaré le directeur général de Singapore Airlines, Goh Choon Phong, également président de l'Iata.

Le directeur général d'Air Baltic, Martin Gauss, a jugé pour sa part que la hausse des prix n'était pas catastrophique, ajoutant que "les prix du carburant sont en hausse mais nous n'en sommes pas au point où nous dirions que nous ne réalisons plus de bénéfice".

Willie Walsh, le directeur d'IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a estimé que le prix élevé du pétrole "mettrait sous pression les compagnies aériennes non couvertes et qui ont un bilan et un compte de pertes et profits faibles".

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ATS