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Le premier vol intercontinental de Solar Impulse se déroulait sans encombre jeudi. Parti à 08h24 de Payerne (VD), l'avion solaire a franchi les Pyrénées en fin d'après-midi. Il devait atteindre Madrid durant la nuit pour une escale technique.

L'engin mû par l'énergie solaire est piloté par André Borschberg, pilote professionnel et co-fondateur du projet avec Bertrand Piccard. L'appareil a décollé de l'aéroport broyard avec 01h20 de retard sur l'horaire prévu, en raison du brouillard. Mais il a ensuite largement rattrapé son retard et il était en avance sur son plan de vol en début de soirée.

L'avion solaire allait devoir attendre dans la zone de Torrejon la fin du trafic traditionnel sur l'aéroport de Madrid Barrajas. Il pourrait ainsi tourner pendant près de trois heures à 3600 mètres d'altitude avant d'avoir le feu vert pour se poser vendredi à 02H00 comme initialement prévu.

A 9000 mètres d'altitude

Solar Impulse a commencé en début d'après-midi à s'élever progressivement afin d'atteindre 9000 mètres, altitude visée pour franchir son principal obstacle, les Pyrénées. La première partie du vol s'était déroulée autour des 3000 mètres pour éviter d'avoir recours à l'oxygène, qui est limité à bord en raison du poids.

Didier Burkhalter était présent jeudi matin sur le tarmac broyard. Pour le conseiller fédéral, ce projet est un symbole pour l'avenir, nourri par de nouvelles technologies et de nouvelles idées.

De Payerne, l'avion a volé en direction de Pontarlier, survolant le Jura, le massif central puis Toulouse et Tarbes, vers 17h00, au pied des Pyrénées.

Direction Rabat

Ce premier vol intercontinental emmène Solar Impulse de Payerne à Rabat, au Maroc, avec une escale technique à Madrid. La deuxième étape du vol, entre la capitale espagnole et Rabat aura lieu au plus tôt lundi. Bertrand Piccard sera aux commandes.

Solar Impulse se rend au Maroc à l'invitation du roi Mohammed VI. Ce voyage coïncide avec le lancement de la construction dans la région de Ouarzazate de la plus grande centrale thermo-solaire jamais réalisée à ce jour.

ATS