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L'Eglise catholique peine à livrer un message concret aux jeunes

Près de 270 prélats de tous les continents ont achevé samedi un synode d'un mois consacré aux jeunes.

KEYSTONE/EPA ANSA/FABIO FRUSTACI

(sda-ats)

L'Eglise catholique représentée par 267 prélats de tous les continents a achevé samedi un synode d'un mois consacré aux jeunes. Mais cette assemblée internationale d'évêques, trop diverse, n'a livré aucune proposition concrète.

A l'issue d'un vote en début de soirée approuvant le document final de cette assemblée internationale d'évêques, le pape François a évoqué aussi un "moment difficile" marqué par "des accusations continuelles pour salir l'Eglise". Ce qu'il considère comme une forme de "persécution".

Il a appelé les participants à "défendre l'Eglise". Une référence possible à certains des opposants ultra-conservateurs du pape qui se servent des scandales d'abus sexuels pour l'atteindre.

Abus sexuels

Les abus sexuels du clergé, très discutés la première semaine, figurent dans les conclusions votées par le synode, sans toutefois tenir le haut de l'affiche comme le réclamaient par exemple Allemands et Américains. Car nombre de pays d'Asie ou d'Afrique, pour l'instant publiquement épargnés par les scandales, se sont montrés peu réceptifs à ce tremblement de terre qui ébranle les Etats-Unis, l'Europe ou le Chili.

Le texte met en avant "le devoir d'éradiquer une culture de l'exercice de l'autorité sur laquelle s'enracinent les divers types d'abus" (de pouvoir, économiques, de conscience, sexuels). Il ajoute qu'il faut aussi "contrer le manque de responsabilité et de transparence avec lequel beaucoup de cas ont été gérés".

En ouvrant ce sommet mondial le 3 octobre, le pape François avait demandé aux évêques de "transformer" les structures parfois figées de l'Eglise.

"Catalogue Ikea"

Pari réussi? Le document final, approuvé samedi soir et approuvé par le pape, "ressemble à un catalogue Ikea", assène un évêque particulièrement irrité par la lourde machine consensuelle du Vatican. "Vous avez tout ce qu'il faut pour la salle de bains et la cuisine, dans tous les styles, donc tout le monde s'y retrouve".

"Un évêque d'Europe de l'est s'est risqué à dire que la morale de l'Eglise disant 'pas de relations sexuelles avant le mariage' était devenue intenable. On est passé au suivant et on n'en a plus parlé", raconte-t-il. "Un autre jour, les conservateurs montaient au créneau en réclamant un rappel de la morale de l'Eglise", soupire-t-il.

"Sur le numérique un consensus est possible, sur la morale sexuelle c'est impossible, les positions sont trop diverses", résume un autre évêque.

Expérience marquante

"Certaines propositions audacieuses, susceptibles de faire les manchettes des journaux, n'ont pas été reprises", confirme l'évêque français Mgr Emmanuel Gobillard, l'un des rares à avoir parlé de sexualité.

Mais il met en avant une expérience marquante au sein d'une Eglise universelle, avec une diversité de langues et de cultures. "Il s'est passé quelque chose, mais c'est intraduisible pour les médias", décrit-il.

Les réactions joyeuses de 34 jeunes invités ont constitué une bouffée d'oxygène louée par les évêques. Et leurs témoignages les ont touchés, en particulier celui d'un jeune Irakien évoquant la guerre.

Et les femmes

Parallèlement, l'avis d'une poignée d'expertes ou auditrices admises au synode a pris une place inédite dans cette assemblée au masculin. "Je ne serais pas étonnée qu'un prochain synode soit consacré aux femmes", confie soeur Nathalie Becquart, enthousiaste participante française.

Le texte final paraît toutefois bien terne sur les femmes. "Un domaine d'importance particulière est la présence féminine dans les organismes ecclésiastiques à tous les niveaux, également dans des postes de direction, ainsi que la participation des femmes aux processus décisionnels ecclésiastiques", écrivent les évêques.

Si tous les participants promettent de décliner chez eux les enseignements du synode, le texte final d'une soixantaine de pages s'est contenté de grandes généralités aux points de friction gommés.

Le sigle LGBT disparaît

Le sigle LGBT était apparu pour la première fois de l'histoire du Vatican dans un document de travail. Sans surprise, cette mention rejetée catégoriquement par les évêques africains et par un prélat américain conservateur ne figure plus dans la version finale.

"Des chemins d'accompagnement dans la foi de personnes homosexuelles existent déjà dans de nombreuses communautés chrétiennes: le synode recommande de favoriser de tels parcours", mentionne le paragraphe 150 plutôt alambiqué, qui a reçu le plus grand nombre de rejets lors du vote.

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