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Soldats iraniens déployés autour du parlement

KEYSTONE/EPA FARS NEWS AGENCY/HOSSEIN MERSADI

(sda-ats)

Des hommes armés et des kamikazes ont attaqué mercredi le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny à Téhéran, tuant treize personnes. Il s'agit des premiers attentats revendiquées par le groupe Etat islamique (EI) en Iran.

Menées presque simultanément, les attaques lancées le matin ont duré plusieurs heures. Le premier groupe a attaqué le mausolée de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique en 1979, situé au sud de la capitale iranienne.

Il était composé de deux personnes. "La première s'est fait exploser dans les jardins du mausolée et la seconde a été tuée par les forces de l'ordre", a affirmé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Quatre autres assaillants déguisés en femmes ont mené l'attaque contre le Parlement.

Ces hommes armés ont fait irruption au siège du Parlement où ils ont ouvert le feu. Trois des attaquants ont été finalement tués par les forces de sécurité alors que le quatrième s'est fait exploser. Les députés ont néanmoins continué leur session dirigée par le président du Parlement Ali Larijani, qui a dénoncé "des terroristes lâches".

Plus de 40 blessés

Treize personnes ont été tuées par les assaillants, selon un dernier bilan de l'agence Isna, et au moins 46 blessées. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de ces deux attaques. La revendication est venue, comme toujours en pareil cas, de l'organe de propagande de Daech, l'agence Amaq.

Des attaques de ce genre en Iran sont très rares et le groupe djihadiste sunnite n'avait à ce jour jamais revendiqué d'attentat en Iran, pays chiite. Mais en mars, l'EI avait menacé Téhéran dans une vidéo en persan, affirmant qu'il allait "conquérir l'Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite", et provoquer un bain de sang chez les chiites.

Ryad pointée du doigt

Autour des sites visés, distants d'une vingtaine de kilomètres, d'imposantes forces de sécurité restaient présentes et des stations de métro étaient fermées. Selon le ministère des Renseignements, un autre groupe de "terroristes" a été neutralisé à Téhéran avant de passer à l'action.

Le président iranien Hassan Rohani a réagi en appelant à "l'unité et à la coopération régionale et internationale" contre le terrorisme. Quant au guide suprême Ali Khamenei, il a minimisé les attentats, estimant sur son site officiel que ces "pétards n'auront aucun effet sur la détermination du peuple iranien".

Les gardiens de la révolution iranienne ont en revanche accusé l'Arabie saoudite, rival régional de l'Iran, et les Etats-Unis, d'avoir "ordonné à leurs marionnettes" de mener ces attentats.

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ATS