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Les Etats membres du FMI discutent samedi des orientations d'une institution maintenant richement dotée, où l'emprise des Européens est controversée. La zone euro et une vingtaine de pays, dont la Suisse, se sont engagés d'augmenter les ressources du Fonds de plus de 430 milliards de dollars.

Plus de la moitié de ce total est venu d'Europe. La Suisse - représentée par les conseillers fédéraux Johann Schneider-Ammann et Eveline Widmer-Schlumpf ainsi que du directeur de la BNS Thomas Jordan - s'est engagée à verser dix milliards de dollars, selon le décompte de l'institution publié vendredi soir.

"Cela double presque la capacité de prêt du Fonds. Cela montre véritablement la détermination de la communauté internationale d'avoir les outils pour résister et se défendre face aux crises", s'est félicitée la directrice générale, la Française Christine Lagarde.

Le Brésil, grand animateur

Pour autant, tout l'argent entassé dans les coffres du FMI (Fonds monétaire international) ne peut mettre un terme au débat sur la réforme de la représentation des Etats membres. La question des ressources étant réglée, ces querelles byzantines qui agitent l'organisation depuis de longues années ressurgissent.

Grand animateur de ce débat, le Brésil s'est lancé dans une charge contre les Européens, dont les quotes-parts (la contribution permanente au capital du FMI, qui détermine les droits de vote) recèlent pour lui des "anomalies".

Celle du Brésil, a constaté le ministre des Finances Guido Mantega dans sa déclaration écrite devant l'instance politique du FMI, "équivaut à celle des Pays-Bas", et celle de l'Espagne, "aussi étonnant que ça puisse paraître, est plus grande que le total de l'ensemble des 44 pays d'Afrique subsaharienne".

Seul le Brésil veut baser les quotes-parts sur le produit intérieur brut, qui n'est qu'une variable parmi d'autres aujourd'hui.

ATS