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Le conseiller fédéral Guy Parmelin assiste à une action de déminage sur la Place fédérale mardi, à l'occasion de la Journée internationale de la sensibilisation au problème de mines. L'événement est organisé par le Centre international de déminage humanitaire de Genève.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

L'engagement contre les mines antipersonnel ne fait plus recette, constate mardi la Confédération dans son rapport annuel. La Suisse est un des rares pays à ne pas réduire son soutien, avec un montant de 18,6 millions de francs versés en 2016.

Fatigue des donateurs, contributions en baisse constante, manque de transparence, mise en oeuvre des projets de déminage incomplète et tardive: la lutte contre les mines antipersonnel fait face à un certain désintérêt politique et financier au niveau international.

Les mesures d'économie dans ce domaine ne sont plus un tabou. L'enthousiasme semble avoir fait place au pragmatisme et le soutien politique ne se traduit plus toujours en soutien financier, selon le rapport.

Pourtant, le lien étroit entre déminage et développement est indubitable, écrit la Confédération dans son rapport annuel 2016. Car le déminage participe à la promotion de la paix et de la sécurité, indispensables au développement d'un pays. Il permet également de lutter contre le commerce illicite des armes et des munitions.

La Suisse a versé en 2016 plus de 6 millions de francs à des projets de déminage humanitaire en Afghanistan, à Gaza, en Ukraine ou au Laos. Compris dans ce montant, un million a été attribué à la Colombie pour soutenir le processus de paix.

Des experts de l'armée suisse en déminage ont également été déployés pour 2,4 millions. Finalement, Berne a versé 9,2 millions au Centre international de déminage humanitaire à Genève et dépensé un million pour son engagement politique.

ATS

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