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L'instruction contre l'ancien porte-parole de la police cantonale valaisanne Jean-Marie Bornet pour abus d'autorité et instigation à faux témoignage dans un procès concernant un de ses proches a été classée. Mais il est condamné pour avoir prêté une arme à feu à son proche (archives).

KEYSTONE/THOMAS DELLEY

(sda-ats)

L'instruction contre l'ancien porte-parole de la police valaisanne Jean-Marie Bornet pour abus d'autorité et instigation à faux témoignage a été classée. Seul un délit contre la loi sur les armes a été retenu.

Jean-Marie Bornet n'a pas abusé des pouvoirs de sa charge pour dissuader une victime à déposer une plainte contre un de ses proches ni pour l'entraîner à faire de fausses déclarations. Le Ministère public valaisan annonce mardi qu'il a rendu une ordonnance de classement dans cette affaire.

Jean-Marie Bornet ne peut pas être poursuivi pour instigation à faux témoignage. La personne qu'il aurait poussée à faire un faux témoignage n'a en effet pas été entendue comme témoin, précise le Ministère public.

L'ancien porte-parole de la police, licencié par le Conseil d'Etat, a en revanche été condamné à une peine pécuniaire de 20 jours-amende avec un sursis de deux ans et à 800 francs d'amende pour avoir prêté une arme à feu à son proche qui n'était pas au bénéfice d'un permis.

Jean-Marie Bornet fera opposition à cette condamnation, communique mardi son avocate. L'infraction ne figurait pas dans la plainte dont il a fait l'objet. Une telle infraction ne pourrait tout au plus qu'être sanctionnée par une contravention, précise l'avocate.

Une affaire privée

L'ancien porte-parole de la police était intervenu à la fin de l'an dernier dans une affaire judiciaire concernant un proche condamné à une peine de prison. Suite au procès, la juge du tribunal de Martigny avait déposé plainte contre le policier, estimant qu'il avait dépassé ce qui est habituel pour un homme inquiet pour un proche.

Jean-Marie Bornet a toujours affirmé n'avoir fait pression sur personne dans ce dossier. Il a indiqué ne pas avoir été engagé professionnellement dans l'affaire et n'avoir qu'accompagné un proche en qualité de personne de confiance.

Remous de campagne

Candidat au Conseil d'Etat valaisan, Jean-Marie Bornet avait annoncé en février que le procureur avait classé cette affaire. Le ministère public avait alors réagi avec un communiqué dans lequel il précisait que l'instruction n'était pas terminée.

Cette affaire, et les remous qu'elle a provoqués, n'est pas totalement étrangère au licenciement de M. Bornet. En avril, le gouvernement cantonal écrivait dans un communiqué: "Jean-Marie Bornet a jeté le discrédit sur la justice valaisanne avec ses déclarations concernant des procédures dont il fait l'objet à titre privé". Des déclarations faites durant la campagne électorale pour laquelle Jean-Marie Bornet avait obtenu un congé.

Le gouvernement reproche encore d'autres déclarations de campagne pour expliquer une rupture du lien de confiance et motiver le licenciement de l'ancien porte-parole de la police. Jean-Marie Bornet a fait recours au Tribunal cantonal contre la sanction dont il est frappé.

ATS

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