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Selon le patron de Postfinance, Hansruedi Köng, l'interdiction d'octroyer des crédits et des hypothèques est un désavantage qui se ressentira aussi "nettement" dans les comptes 2016 de la filiale bancaire de La Poste (archives).

KEYSTONE/MARCEL BIERI

(sda-ats)

Le patron de Postfinance regrette que la filiale bancaire de La Poste ne puisse pas octroyer de crédits et d'hypothèques. Une entrée en Bourse ou une privatisation permettrait de le faire, explique Hansruedi Köng dans une interview à la "NZZ am Sonntag".

"Je ne m'opposerais pas à une privatisation", précise-t-il. Une entrée en Bourse serait également une "solution intelligente", relève M. Köng dans l'hebdomadaire dominical. Dans ce cas, la loi actuellement en vigueur oblige La Poste à détenir au moins 51% de Postfinance, rappelle-t-il.

Une entrée en Bourse pourrait permettre à Postfinance d'octroyer des crédits, ce qu'elle ne peut actuellement pas faire. Cette interdiction, ainsi que celle d'accorder des hypothèques, fait perdre chaque jour des revenus potentiels à la filiale de La Poste, note M. Köng. Elle est désavantagée par rapport à d'autres banques, en particulier depuis l'abolition du taux plancher, explique-t-il.

M. Köng accepte la décision du Conseil fédéral d'interdire à Postfinance d'octroyer des crédits et des hypothèques. Mais les politiques doivent être conscients des conséquences de cette décision. Ce "désavantage" se ressentira "nettement" dans les comptes 2016 de l'établissement bancaire, prévient-il.

Au premier trimestre déjà, Postfinance a inscrit des résultats en recul. Le résultat d'exploitation a chuté de 40% à 102 millions de francs, en raison de correctifs de valeur de portefeuille sur les investissements financiers, à hauteur de 27 millions de francs.

"Malheureusement, d'autres correctifs de valeurs sont envisageables au deuxième trimestre", annonce M. Köng. Si la Grande-Bretagne devait accepter la sortie de l'Union européenne jeudi, Postfinance s'attend à des amortissements de quelques dizaines de millions de francs.

ATS