Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'entrée en bourse du site internet Facebook semble se préciser avec des rumeurs d'un dépôt de dossier imminent relayées par le "Wall Street Journal". C'est l'événement le plus attendu de l'année sur les marchés en bourse.

Le dossier pourrait être déposé dès mercredi, ou sinon "dans les semaines qui viennent", indiquait le quotidien vendredi. Ce serait l'occasion pour le groupe de révéler publiquement l'état de ses finances huit ans après sa création.

L'opération elle-même, qui pourrait représenter la mise sur le marché de 10 milliards de dollars (plus de 9,1 milliards de francs) de titres, pourrait attendre plusieurs mois.

"Facebook a eu une très grosse année en 2011", assure déjà une analyste du cabinet marketing eMarketer. Le site "a fait ses preuves de plusieurs façons: il peut attirer des annonceurs majeurs, et il continue d'accroître son trafic aux Etats-Unis et dans plusieurs marchés du monde, comme le Brésil et l'Inde".

800 millions d'utilisateurs

Facebook, dirigé par son cofondateur Mark Zuckerberg, 27 ans, domine l'internet social. Ce site, où la navigation est moins guidée par des algorithmes que par des affinités personnelles, est un géant comptant déjà plus de 800 millions d'utilisateurs actifs dans le monde, se rapprochant de plus en plus du moteur de recherche Google, qui tente de lui opposer une concurrence avec son site maison Google+.

Le cabinet eMarketer estime à 4,27 milliards de dollars le chiffre d'affaires de Facebook en 2011, le double par rapport à 2010 (2 milliards), et réalisé à 89% dans la publicité. Pour 2012, eMarketer estime que les seules recettes publicitaires devraient atteindre 5,78 milliards, puis 7 milliards l'an prochain.

Le "Wall Street Journal" évaluait vendredi la valorisation de Facebook autour de 75 à 100 milliards de dollars, ce qui correspond aux chiffres circulant depuis des mois. C'est bien plus que des valeurs industrielles comme Boeing (environ 55 milliards), bien moins que d'autres valeurs technologiques comme Google (188 milliards) ou Apple (415 milliards).

ATS