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Le bâtiment de mécanique de l'EPFL, le ME, a été inauguré mardi. Il a été conçu par l'architecte Dominique Perrault.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

L'EPFL a inauguré mardi son nouveau bâtiment de mécanique, le ME. L'édifice, dont les surcoûts de réalisation ont beaucoup fait parler, veut permettre aux étudiants d'avoir accès à l'expérimentation tôt dans leur cursus.

C'est dans cet écrin de métal et de verre que Patrick Aebischer, président de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a présenté mardi le dernier-né. "Un bâtiment qui a fait couler beaucoup d'encre avant même son inauguration", a-t-il lâché, faisant référence au dépassement de budget de plus de 23 millions du site.

Avec cet édifice, aux intérieurs noir et blanc, l'EPFL veut développer un "projet pédagogique innovant". "Nous avons pensé, avec l'architecte, à faire quelque chose de fondamentalement neuf pour l'enseignement", a poursuivi le président sur le départ, devant un parterre d'invités.

Travaux pratiques

Par le biais de laboratoires de travaux pratiques interdisciplinaires, la haute école veut favoriser l'accès à l'expérimentation dès le début des études. S'y mêleront dès la rentrée de septembre des étudiants, des chercheurs et des enseignants de bio-ingénierie, de matériaux, d'électronique ou encore d'optique.

L'édifice de quatre étages compte aussi un auditoire de 70 places, des laboratoires de la Faculté des sciences et techniques de l'ingénieur et une salle pour tester des drones en vol. Soit un site de 8000 m2, qui se trouve à quelques pas du Learning Center. A la rentrée, "environ 2000 étudiants vont passer dans ces espaces", complète Pascal Vuilliomenet, des projets stratégiques de l'EPFL.

Conçu par l'architecte français et professeur à l'EPFL Dominique Perrault, le ME est le fruit de la transformation des anciennes halles de mécaniques. L'homme, qui a notamment conçu la Bibliothèque nationale de France à Paris, espère que du ME "la lumière jaillira et la recherche pétillera".

Gros surcoût

Le projet, lancé en 2009, a fait jaser ces derniers mois. Le bâtiment présente ainsi un surcoût de 23,76 millions de francs, par rapport à un budget initial de 66,25 millions. Un dépassement que l'EPFL a annoncé au Conseil des EPF mais trop tardivement, selon des rapports d'audit.

Le projet avait été adapté en cours de route pour tenir compte des opportunités offertes par la création du campus Biotech à Genève. Ces modifications avaient aussi permis de renoncer à la construction d'autres bâtiments.

Mardi, Patrick Aebsicher a martelé son credo: "ce surcoût n'est pas vraiment un surcoût puisqu'il a permis d'économiser 50 millions de francs en ne créant pas d'autres bâtiments".

ATS