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Le chef de l'opposition socialiste espagnole Pedro Sanchez a appelé le gouvernement catalan à "tout arrêter".

KEYSTONE/EPA EFE/ANDREU DALMAU

(sda-ats)

L'exécutif catalan fait l'objet de pressions de plus en plus intenses lundi, alors que son président Carles Puigdemont menace toujours de déclarer l'indépendance de la région dès mardi. L'Europe suit avec inquiétude l'évolution de la crise entre Barcelone et Madrid.

M. Puigdemont doit prendre la parole mardi à 18h00 devant le Parlement régional. Il pourrait l'inviter à proclamer l'indépendance de la Catalogne en s'appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre.

Selon la loi référendaire adoptée début septembre, un vote du Parlement en faveur de l'indépendance ouvrirait la voie à six mois de négociations avec Madrid et à la tenue d'élections locales, qui seraient le dernier acte de la rupture.

"Arrêtez tout !"

"J'en appelle aux gens sensés au sein du gouvernement catalan (...): ne sautez pas dans le vide, parce que vous emporterez le peuple avec vous", a déclaré lundi la vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria, au micro de la station de radio COPE.

"Si l'indépendance est déclarée unilatéralement, le gouvernement ne restera pas sans réponse", a-t-elle ajouté. Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy n'exclut pas de dissoudre l'exécutif catalan et d'ordonner la tenue d'élections anticipées.

Mme Santamaria en a directement appelé aux "nombreux indépendantistes" qui "ont peur parce que ni les entreprises ni l'Europe ne les ont appuyées" pour faire infléchir M. Puigdemont, un "fanatique" qui cherche à "précipiter la Catalogne vers l'abîme".

"Arrêtez tout", a aussi lancé le chef de l'opposition socialiste Pedro Sanchez à l'adresse de M. Puigdemont. Il a assuré, lors d'une conférence de presse à Barcelone, que son parti soutiendra "la réponse de l'Etat de droit face à toute tentative visant à rompre l'harmonie sociale", a-t-il promis.

Inquiétude européenne

L'Europe suit avec préoccupation l'évolution de la crise. La chancelière allemande Angela Merkel s'est entretenue samedi au téléphone avec M. Rajoy et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a indiqué le porte-parole du gouvernement allemand.

Lors de sa conversation avec le président du gouvernement espagnol, "elle a apporté son soutien à l'unité de l'Espagne", a-t-il déclaré. Mme Merkel a également évoqué les moyens de renforcer le dialogue en Espagne dans le respect de la Constitution espagnole.

En France, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a pour sa part annoncé que Paris ne reconnaîtrait pas l'indépendance de la Catalogne. "S'il devait y avoir une déclaration d'indépendance, elle serait unilatérale, elle ne serait pas reconnue. On ne peut pas résumer la Catalogne à la consultation que les indépendantistes (ont) organisée", a-t-elle dit sur CNEWS.

Puigdemont déterminé

Carles Puigdemont a quant à lui promis d'appliquer "ce que dit la loi" référendaire, c'est-à-dire d'ouvrir la voie à la rupture, conformément aux résultats du scrutin du 1er octobre.

"Nous avons ouvert la porte à la médiation (...) Les jours passent et si l'Etat espagnol ne répond pas de manière positive, nous, nous ferons ce que nous sommes venus faire", a-t-il dit dans un entretien avec la télévision publique catalane diffusé dimanche soir.

Soufflant le chaud et le froid, le président indépendantiste catalan avait déjà auparavant promis d'aller de l'avant si le gouvernement de M. Rajoy n'acceptait pas de négocier un référendum légal sur l'indépendance, ce que ce dernier n'envisage dans aucun cas de figure.

De son côté, l'Assemblée nationale catalane, une des plus puissantes associations indépendantistes de Catalogne, a assuré dans une vidéo diffusée dimanche soir: "le mardi 10 octobre, déclarons l'indépendance".

Dimanche, 950'000 partisans de l'unité de l'Espagne avaient défilé à Barcelone, selon les organisateurs. La police catalane parle, elle, de 350'000 manifestants.

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ATS