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Le bâtiment de l'administration fiscale de Rhénanie-du-Nord - Westphalie à Düsseldorf, où l'espion présumé est soupçonné d'avoir cherché à envoyer une taupe (Photo prétexte).

KEYSTONE/DPA/ROLF VENNENBERND

(sda-ats)

Le Suisse soupçonné d'espionnage par les autorités allemandes reste en détention. La Cour suprême fédérale de Karlsruhe (D) a rejeté mardi la demande de libération de l'agent secret arrêté fin avril à Francfort.

L'information rendue publique en ligne par la rédaction du téléjournal de la télévision alémanique SRF a été confirmée mardi à l'ats par un porte-parole du Ministère public général à Karlsruhe.

La Cour suprême fédérale s'était donné une semaine pour prendre sa décision, après les délibérations de mercredi dernier. Les avocats du Suisse de 54 ans ont demandé début juin la levée du mandat d'arrêt, estimant notamment que les informations récoltées par son client ne sont jamais allées à l'encontre des intérêts allemands.

L'homme a certes "exécuté occasionnellement des petits mandats" du Service de renseignement de la Confédération (SRC), mais ceux-ci étaient "plutôt d'importance secondaire", ont indiqué les défenseurs du Suisse dans une déclaration écrite remise à la Cour suprême fédérale de Karlsruhe mercredi dernier.

Recruté une "taupe"?

Il n'a en revanche jamais été mandaté, que ce soit de manière directe ou indirecte, pour recruter une source d'information au sein de l'administration fiscale de Rhénanie-du-Nord - Westphalie, relèvent les avocats. Et ceux-ci de préciser que, pour ces activités, l'agent a reçu du SRC "occasionnellement des sommes d'argent à quatre chiffres".

Les autorités allemandes ne l'entendent cependant pas ainsi. Elles reprochent au Suisse d'avoir été actif durant plus de cinq ans pour un service de renseignement étranger. D'après elles, le Ministère public de la Confédération (MPC) aurait utilisé des informations récoltées par l'espion présumé dans sa procédure pénale contre trois inspecteurs du fisc allemand pour soupçons de renseignements économiques.

A ce propos, l'autorité de surveillance du MPC a au contraire indiqué mi-mai que cette procédure ne repose pas sur des informations provenant du SRC. Le MPC a agi sans collaborer avec le SRC. De nombreuses questions restent sans réponse dans cette affaire qui impliquent plusieurs services de l'administration ou de la justice de Suisse et d'Allemagne.

ATS