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Quatre ans après la révélation de l'affaire, l'infiltration d'Attac par Securitas pour Nestlé semble laisser encore des plaies ouvertes. Les militants ont souligné à quel point ils ont souffert d'avoir été espionnés, en particulier par "Sara Meylan" qui a fait une apparition remarquée.

Les témoignages ont montré au tribunal de Lausanne à quel point les victimes n'ont pas oublié ce qui leur est arrivé en juin 2008. Classée par un non-lieu au pénal en juillet 2009, l'affaire a connu mardi le premier des deux jours de son procès civil.

Une émission de télévision a révélé alors que les alter-mondialistes qui préparaient un livre "Attac contre l'empire Nestlé" avaient en leur sein une taupe. La jeune femme faisait semblant de s'intéresser à la cause défendue, mais transmettait en fait des rapports à Securitas qui les faisait suivre à Nestlé.

Une manifestation qui dégénère

Les ressentiments sont forts, en grande partie parce que ces militants s'affirment complètement "pacifiques". En face, les différents responsables de Nestlé appelés à témoigner sont restés de marbre.

La manifestation de José Bové et de ses "acolytes" au siège de Nestlé en mars 2003, avec déprédations et vitres cassées, a visiblement inquiété la multinationale. En vue du sommet du G8 à Evian Nestlé tenait à "connaître son environnement", selon le mot de l'ancien chef de presse du groupe François-Xavier Perroud.

Blouson de cuir

Les responsabilités exactes dans l'initiative d'infiltrer Attac demeurent cependant floues. A en croire Nestlé, c'est bien Securitas qui aurait annoncé disposer d'une personne au sein du groupe alter-mondialiste et prête à fournir des renseignements réguliers.

Mardi, juste après l'ancien secrétaire général de Nestlé, l'espionne a fait son apparition en punk, cheveux noirs, blouson de cuir et capuchon. Ferme et claire dans ses réponses, elle a reconnu sans ciller avoir fait ce travail avec "sa conscience professionnelle".

Si elle y a mis fin, c'est parce que sa double existence devenait trop difficile à gérer et qu'elle avait envie d'avoir sa propre vie privée.

ATS