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La fermeture de l'esplanade des Mosquées a suscité des critiques jusqu'en Jordanie, ici à Amman

KEYSTONE/EPA/AHMAD ABDO

(sda-ats)

Israël a rouvert dimanche l'esplanade des Mosquées à Jérusalem fermée après l'attaque meurtrière perpétrée vendredi. Des fidèles musulmans ont toutefois refusé d'y entrer en raison des nouvelles mesures de sécurité incluant des détecteurs de métaux et des caméras.

"Allah Akbar" a crié la foule alors que les premiers visiteurs ont commencé à entrer sur l'esplanade située dans la vieille ville de Jérusalem-Est, dans la partie occupée et annexée par Israël depuis 1967.

Les prières musulmanes de midi ont été organisées à l'extérieur, les fidèles refusant d'entrer dans le site à travers des détecteurs de métaux. "Nous refusons les changements imposés par le gouvernement israélien", a déclaré cheikh Omar Kiswani, le directeur de la mosquée Al-Aqsa, située sur l'esplanade.

"Nous n'entrerons pas sur le site à travers les détecteurs de métaux", a-t-il confirmé à la presse à l'extérieur de l'esplanade.

Des femmes en pleurs criaient pour demander aux gens de ne pas pénétrer sur le site.

Deux portes ouvertes

Selon la police, deux des huit portes menant au lieu saint ont été ouvertes et sont désormais équipées de détecteurs de métaux. Quelque 200 personnes ont pénétré sur le site, a-t-elle ajouté.

L'accès au troisième lieu saint de l'islam avait été interdit après l'assaut mené vendredi dernier par trois Arabes israéliens qui ont tué par balles deux policiers israéliens dans la vieille ville.

Les autorités israéliennes ont affirmé que les assaillants qui avaient été pourchassés et abattus, étaient venus de l'esplanade pour commettre leur attaque. Elles ont par conséquent jugé sa fermeture nécessaire pour procéder à des vérifications de sécurité.

Sur ordre de Netanyahu

Juste avant de s'envoler pour la France, le premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que "des détecteurs de métaux allaient être installés aux entrées et que des caméras allaient couvrir les mouvements à l'extérieur".

Il a aussi eu une conversation téléphonique avec le roi Abdallah II de Jordanie qui a souligné "la nécessité de rouvrir l'esplanade" et a condamné "l'attaque de vendredi à Jérusalem", selon un communiqué du cabinet royal.

Pour le directeur du conseil du Waqf, l'organisme chargé de la gestion des biens musulmans, Abdel Azim Salhab, la fermeture de l'esplanade des Mosquées a constitué la "pire agression depuis 1967" contre ce site, en allusion au début de l'occupation israélienne.

En raison des tensions, M. Netanyahu pourrait renoncer à sa décision de lever l'interdiction aux députés israéliens de se rendre sur l'esplanade à titre de test durant cinq jours à compter du 23 juillet. Il avait imposé cette interdiction il y a deux ans après une vague de violences. Les juifs sont autorisés à se rendre sur ce site, mais pas d'y prier.

Entrave pour les Palestiniens

Par ailleurs, des ministres israéliens ont donné dimanche leur feu vert préliminaire à un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d'un futur accord de paix.

Le projet de loi, à l'initiative d'une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif, prévoit que toute cession d'une partie de ce qu'Israël considère comme faisant partie de la municipalité de Jérusalem, nécessitera un vote à la majorité des deux-tiers des députés de la Knesset, le parlement israélien.

Les ministres membres de la commission ministérielle des lois ont approuvé le projet de loi, étape préliminaire à une série de discussions et de votes au parlement.

ATS