Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'organisation séparatiste armée basque ETA a annoncé jeudi "l'arrêt définitif de son activité armée", après plus de 40 ans de lutte par la violence pour l'indépendance du Pays basque. Elle a également appelé l'Espagne et la France à ouvrir un dialogue.

"ETA a décidé l'arrêt définitif de son activité armée. ETA lance un appel aux gouvernements d'Espagne et de France pour ouvrir un processus de dialogue direct qui aura comme objectif la résolution des conséquences du conflit et, en conséquence, le dépassement de la confrontation armée", indique l'organisation dans un communiqué publié en ligne par le journal basque "Gara".

Très affaiblie, alors que sa vitrine politique au contraire gagnait en crédibilité, le groupe armé né sous la dictature franquiste n'a pas commis d'attentat en Espagne depuis 2009 et avait annoncé en janvier un cessez-le-feu. Classée organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne, elle est rendue responsable de la mort de 829 personnes.

Ces derniers mois ont été jalonnés de gestes de la part de l'ETA semblant indiquer que se profilait la fin de la lutte armée, sous la pression de la gauche indépendantiste qui a peu à peu pris ses distances avec la violence, préférant défendre ses idéaux par les urnes.

Voie politique privilégiée

Parallèlement, son bras politique Batasuna, illégal en Espagne depuis 2003 mais désireux de sortir de son ostracisme électoral, faisait monter la pression pour que le groupe armé déclare une trêve.

En novembre 2010, Batasuna annonçait la création d'un nouveau parti rejetant la violence, point de départ d'un feuilleton judiciaire qui allait aboutir à la légalisation de Bildu, alliance électorale entre la mouvance Batasuna et deux partis indépendantistes légaux, Eusko Alkartasuna (EA) et Alternatiba.

Bildu a remporté un succès écrasant aux élections locales du mois de mai, devenant la deuxième force politique du Pays basque derrière les nationalistes de centre-droit du PNV, s'emparant même de la mairie de Saint-Sébastien, l'une des grandes villes du Pays basque.

ATS