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Scène inimaginable il y a encore quelques semaines: le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (de face) fait l'accolade au président érythréen Isaias Afwerki à son arrivée à Asmara.

KEYSTONE/AP ERITV

(sda-ats)

L'Ethiopie et l'Erythrée se sont mis d'accord pour renouer leurs relations diplomatiques et ouvrir leurs frontières, a annoncé dimanche à Asmara le Premier ministre éthiopien. Il a mené de pourparlers historiques avec le président érythréen Isaias Afwerki.

"Nous nous sommes mis d'accord pour la reprise du trafic aérien et naval, pour la circulation des personnes entre nos deux pays et la réouverture des ambassades", a déclaré Abiy Ahmed, à l'issue de discussions dans la capitale érythréenne avec le président Issaias Afwerki.

"Cette visite historique et le sommet qui va se tenir (...) marquent le début d'une ère nouvelle de paix et de coopération", écrivait auparavant sur Twitter le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel. Un peu plus tard, il a estimé que cette rencontre allait "donner le la à des changements rapides, positifs".

Le secrétaire général du gouvernement éthiopien a également annoncé après l'entretien d'Abiy Ahmed et d'Isaias Afwerki que les lignes téléphoniques internationales entre l'Ethiopie et l'Erythrée allaient être rétablies. Elles étaient coupées depuis vingt ans.

Une guerre et 80'000 morts

La rencontre de ce dimanche est la première de ce genre depuis deux décennies. Elle fait suite à l'annonce par M. Abiy le mois dernier de la volonté de l'Ethiopie de céder à l'Erythrée un territoire frontalier disputé qu'elle occupe toujours malgré une un jugement d'une commission indépendante internationale soutenue par l'ONU.

L'Erythrée a obtenu l'indépendance de l'Ethiopie en 1993 après trente années de lutte armée. De 1998 à 2000, une guerre a opposé les deux pays, faisant 80'000 morts, en raison de désaccords sur la frontière. Depuis, Asmara et Addis-Abeba n'ont pas de relations diplomatiques.

La frontière commune reste fortement militarisée et son tracé est toujours contesté autour de la ville de Badmé. En 2002, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye a attribué Badmé à l'Erythrée, mais Addis-Abeba a ignoré ce jugement et la ville est restée sous administration éthiopienne.

Pas encore sur le terrain

Arrivé au pouvoir à Addis Abeba en avril, M. Abiy, 42 ans, a amorcé un train de réformes sans précédent depuis plus de 25 ans dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique. En juin, à la surprise générale, il a annoncé qu'il était prêt à respecter le jugement international sur la frontière contestée.

Cette initiative a débouché sur l'envoi fin juin à Addis Abeba d'une délégation érythréenne de haut niveau, accueillie avec faste en Ethiopie et ce, pour la première fois depuis 1998. La visite de M. Abiy à Asmara avait été annoncée à cette occasion, mais sans précision sur la date. La promesse du premier ministre d'un retrait éthiopien de la zone contestée ne s'est pas encore concrétisée sur le terrain.

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ATS