Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'euro a poursuivi sa chute lundi, passant sous le seuil de 1,20 dollar à des niveaux inédits depuis près de neuf ans, toujours affecté par des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE). Le billet vert a atteint la parité avec le franc pour la première fois depuis quatre ans.

Vers 11h30, la monnaie unique européenne valait 1,1939 dollar, contre 1,2002 dollar vendredi vers 23h00. Plus tôt, l'euro, qui vient d'achever sa pire année depuis 2005 face au billet vert, est descendu jusqu'à 1,1868 dollar, un seuil auquel il n'était pas tombé depuis mars 2006, avant de se ressaisir. Jeudi soir, la monnaie unique valait encore 1,2097 dollar.

De son côté, le franc se stabilisait face à l'euro, à 1,2015 franc pour un euro, mais s'affaiblissait face au billet vert, à 1,0065 franc pour un dollar. Le dollar évolue à un plus haut de quatre ans face au franc. La devise américaine a atteint vendredi la parité avec le franc pour la première fois depuis décembre 2010.

La BNS reste mobilisée

En décembre dernier, la Banque nationale suisse (BNS) a décidé d'introduire un taux d'intérêt négatif. L'institution monétaire entend ainsi empêcher une appréciation excessive du franc face à l'euro et défendre le taux plancher de 1,20 franc pour un euro.

Malgré cette annonce, l'euro ne s'est depuis que peu éloigné du taux plancher. La BNS n'était plus intervenue sur le marché des changes depuis septembre 2012.

Durant la semaine de Noël, les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent auprès de la BNS se sont accrus de près de 11 milliards de francs. Le développement de ces dépôts est considéré comme un indicateur pour déterminer si, et dans quelle mesure, la banque centrale achète des devises pour défendre le taux plancher.

Comme attendu, la croissance de ces avoirs a ralenti la semaine dernière. Ils ont progressé de 0,8 milliard à 327,7 milliards de francs.

Risque de déflation

Dans son interview au quotidien économique allemand "Handelsblatt" vendredi, Mario Draghi avait signalé que la BCE se préparait "techniquement pour modifier début 2015 l'ampleur, le rythme et le caractère des moyens à mettre en place s'il devenait nécessaire de réagir à une trop longue période d'inflation trop faible".

Selon lui, le risque pour la BCE de ne pas parvenir à contrer la déflation était plus grand qu'il y a six mois. Un tel programme reviendrait à injecter des liquidités dans le système financier de la zone euro pour stimuler l'activité économique, mais cela tendrait également à diluer la valeur de la monnaie unique, la rendant moins attrayante pour les investisseurs.

Achat d'obligations

La BCE pourrait également acheter des obligations de pays de la zone euro en grande difficulté financière. Ces titres sont considérés comme des actifs risqués.

"Les raisons ayant poussé les investisseurs à vendre l'euro ce week-end sont assez claires: un assouplissement quantitatif ("quantitative easing", ou QE) en vue et de réelles craintes liées à la situation politique en Grèce" avant les élections législatives organisées le 25 janvier, a expliqué Sean Callow de Westpac Banking Corp. à Bloomberg News.

Les déclarations du parti de gauche radicale anti-austérité Syriza, favori de l'élection, seront particulièrement suivies, alors que le marché redoute que son éventuelle arrivée au pouvoir remette en cause les négociations avec l'Union européenne, le Fonds monétaire international et les créanciers du pays.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS