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Donald Trump a soudainement licencié James Comey le 9 mai (archives).

KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS/SHAWN THEW

(sda-ats)

L'ex-directeur du FBI James Comey, limogé il y a dix jours par Donald Trump, a accepté d'être entendu lors d'une audition publique au Sénat américain en juin. Avant de le renvoyer, le président américain aurait fait pression sur lui pour arrêter une enquête.

Le renvoi de James Comey le 9 mai, alors que ses services enquêtaient sur les liens éventuels entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou, secoue encore Washington. Depuis, l'ex-chef du FBI est resté silencieux.

Potentiellement explosive, son audition publique aura lieu après le dernier week-end de mai, ont annoncé vendredi les chefs républicain et démocrate de la commission du renseignement dans un communiqué, publié quelques heures après le départ de Donald Trump pour son premier voyage à l'étranger.

"J'espère que le témoignage de l'ancien directeur Comey permettra de répondre à certaines des questions soulevées depuis qu'il a été soudainement renvoyé par le président" républicain, a déclaré le sénateur démocrate Mark Warner, numéro deux de la commission.

Coups de théâtre en série

"J'espère qu'il éclaircira aux yeux des Américains les événements récents, qui ont été largement rapportés par les médias", a ajouté le président de la commission, le républicain Richard Burr. Il a ajouté que ses membres avaient "hâte" d'entendre ce que James Comey a à dire sur les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016, sur lesquelles enquête le FBI.

Depuis l'éviction de James Comey, les fuites dans la presse et coups de théâtre s'enchaînent à Washington. Selon le New York Times, M. Trump aurait notamment fait pression sur ce dernier pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes.

M. Comey aurait refusé, mais consigné cette conversation dans des notes.

Vendredi, le Washington Post a avancé que l'enquête du FBI sur les liens entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie s'intéresse à un haut responsable actuel de la Maison-Blanche, conseiller "proche" du président américain.

De son côté le New York Times affirmait que le président américain avait qualifié James Comey de "cinglé", un jour après l'avoir limogé, lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie russe dans le bureau ovale.

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ATS