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Les points forts de la Suisse sont au coeur de la nouvelle édition du Swiss Economic Forum, qui a débuté jeudi à Interlaken (BE). Invité à un panel de discussion, l'ex-président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand a annoncé à cette occasion qu'il entend revenir à la finance.

Sans avancer de détails concrets, l'ex-banquier central a déclaré vouloir utiliser "ce qu'il a appris, à l'interface entre finances et économie politique, au profit du secteur privé". En janvier, il avait démissionné de la tête de l'institut d'émission suite à une affaire de transactions de devises.

S'exprimant sur le sauvetage du système bancaire européen, Philipp Hildebrand a livré quelques conseils. Quand une banque se trouve en difficulté, un examen à fond du bilan s'impose, pour tenter ensuite de la renflouer par le marché.

Si cela s'avère impossible, c'est à l'Etat de prendre les instituts en danger sous son aile, a-t-il ajouté, si nécessaire aussi à travers les mécanismes au niveau de l'Union européenne.

A long terme, il sera essentiel d'appliquer intégralement les régulations bancaires selon Bâle III, a encore souligné Philipp Hildebrand pendant son intervention dans le panel.

Miser sur les points forts

Pour sa part, la conseillère fédérale Doris Leuthard a exhorté dans son discours d'ouverture les entrepreneurs helvétiques à miser sur leurs points forts. A cet effet, elle a appelé à "une vue d'ensemble, commune et pragmatique".

En dépit des turbulences au niveau mondial, la Suisse se défend bien, a déclaré Doris Leuthard. "C'est avant tout grâce au fait qu'en période de crise, le pays a maintenu, au lieu de les supprimer, des moyens qui ont fait leurs preuves".

Quelque 1250 personnalités du monde politique, économique et scientifique se rencontrent jusqu'à vendredi à Interlaken. Parmi les 58 intervenants attendus figurent notamment le rédacteur économique Steve Forbes, l'ex-ministre allemand des finances Oskar Lafontaine et le patron de Nestlé Paul Bulcke.

ATS