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Samedi, Ali Abdallah Saleh a créé la surprise en proposant un rapprochement à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué à Sanaa, ont affirmé lundi les miliciens houthis, avec lesquels il était en conflit. Des sources au sein du parti de M. Saleh, le Congrès général du peuple (CGP), citées par Al Arabia, ont confirmé l'information.

"Le ministère de l'Intérieur (contrôlé par les rebelles) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d'un certain nombre de ses éléments criminels", a dit la chaîne de télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué.

Selon la chaîne d'information à capitaux saoudiens Al Arabia, M. Saleh a été tué à Sanaa lors des combats entre ses troupes et les miliciens houthis.

Images sur les réseaux sociaux

Des images impossibles à authentifier et circulant sur les réseaux sociaux montrent un corps ressemblant au sien. On y voit des miliciens déroulant une couverture enveloppant le cadavre en criant "Dieu soit loué" et "Hé Ali Affach", l'autre nom de l'ancien président.

Des habitants avaient auparavant rapporté que les Houthis avaient fait sauter la maison de l'ex-président dans le centre de la capitale.

Les Houthis affrontent depuis mercredi à Sanaa, la capitale yéménite, les partisans de Saleh, leurs anciens alliés. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les heurts ont fait au moins 125 morts et 238 blessés depuis mercredi.

Raids aériens

Des raids aériens ont aussi secoué lundi Sanaa, ont rapporté des témoins. Les frappes auraient visé des cibles proches de l'aéroport international et du ministère de l'Intérieur, tous deux sous le contrôle des rebelles houthis, ont indiqué des habitants et une source aéroportuaire.

La coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite est la seule à mener des raids aériens au Yémen, en soutien aux forces progouvernementales.

Les combats s'étendent

D'après les habitants, les combats ayant éclaté depuis mercredi entre factions rivales de la rébellion au Yémen se sont étendus en dehors de la capitale.

L'alliance rebelle s'opposait à l'actuel président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces sont soutenues militairement par la coalition conduite par l'Arabie saoudite depuis mars 2015.

Proposition surprise

Samedi, M. Saleh a créé la surprise en proposant un rapprochement à la coalition dirigée par Ryad. Après une réunion avec ses conseillers, le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi a fait savoir qu'il était lui aussi d'accord pour collaborer avec son prédécesseur afin de combattre les Houthis.

"Le président proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et décidé de se rétracter", a déclaré le Premier ministre Ahmed ben Dagher.

Engagée dans une lutte d'influence régionale avec Ryad au Moyen-Orient, Téhéran est accusée de soutenir militairement les Houthis au Yémen, où la guerre a fait plus de 8750 morts depuis l'intervention de Ryad et de ses alliés. L'Iran rejette ces accusations.

Selon l'ONU, le Yémen fait face actuellement à la "pire crise humanitaire du monde".

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ATS