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Actuellement détenue, Mme Park, 65 ans, a été inculpée mi-avril de 18 chefs, parmi lesquels abus de pouvoir, coercition, corruption ou encore divulgation de secrets d'Etat (archives).

KEYSTONE/AP POOL/AHN YOUNG-JOON

(sda-ats)

Les avocats de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-Hye ont formellement rejeté mardi toutes les accusations lors d'une audience préliminaire. Elle a été destituée à la suite d'une retentissante affaire de corruption.

Actuellement détenue, Mme Park, 65 ans, a été inculpée mi-avril de 18 chefs, parmi lesquels abus de pouvoir, coercition, corruption ou encore divulgation de secrets d'Etat.

"Nous rejetons tous les chefs d'accusation", a déclaré mardi devant le tribunal du district central de Séoul l'avocat Yoo Young-Ha, chef de l'équipe de défense de l'ex-présidente.

Mme Park, dont la présence à cette audience préliminaire n'était pas obligatoire, avait choisi de ne pas y assister.

Ce type d'audience est prévu par le droit sud-coréen pour passer en revue les chefs d'accusation et décider des étapes suivantes du procès pénal.

En attendant le procès

Le tribunal a décidé mardi de la tenue d'une autre audience préliminaire la semaine prochaine, avant l'ouverture du procès proprement dit la semaine suivante.

M. Yoo a déploré devant les juges que son équipe n'ait pas eu le temps d'examiner les 120'000 pages du dossier compilé par les enquêteurs.

L'affaire est centrée sur l'influence d'une amie de 40 ans de l'ex-présidente, Choi Soon-Sil, qui a joué un rôle de conseillère de l'ombre de Mme Park alors même qu'elle n'occupait aucune position officielle.

Destituée

Mme Choi est actuellement jugée pour avoir profité de ses entrées pour contraindre de grands groupes du pays à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations qu'elle contrôlait, des sommes dont elle aurait fait un usage personnel.

Le scandale, qui avait éclaté en milieu d'année dernière, avait entraîné des manifestations monstres pour réclamer le départ de la présidente, à mesure que les révélations se succédaient sur les ramifications d'une affaire tentaculaire.

Dans un contexte de frustrations économiques et sociales croissantes, Mme Park avait été destituée le 9 décembre par l'Assemblée nationale.

Cette décision a été validée le 10 mars par la Cour constitutionnelle, permettant du même coup la levée de son immunité présidentielle, son audition, son placement en détention provisoire et son inculpation.

ATS

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