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Park Geun-hye avait reçu des dizaines de milliards de wons de pots-de-vin de la part de grands conglomérats (archives).

KEYSTONE/AP POOL/AHN YOUNG-JOON

(sda-ats)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi à 25 ans de prison en appel dans le retentissant scandale de corruption qui a conduit à sa destitution l'année dernière, a rapporté l'agence Yonhap. Elle avait écopé de 24 ans en première instance.

L'ex-chef de l'Etat, âgée de 66 ans, avait été condamnée pour corruption, abus de pouvoir ou encore coercition. L'affaire à tiroirs avait permis de révéler l'influence énorme sur la présidente de sa confidente de l'ombre, Choi Soon-sil, une "amie de 40 ans" surnommée "Raspoutine" par les médias et qui n'occupait aucune fonction officielle.

Les deux femmes étaient notamment accusées d'avoir contraint les grands groupes économiques sud-coréens à leur verser en échange de faveurs politiques des dizaines de milliards de wons, d'avoir créé une "liste noire" des artistes critiques de sa présidence ou d'avoir limogé les fonctionnaires qui s'opposaient à ses abus de pouvoir.

"Graves abus des pouvoirs"

Le parquet, qui avait requis 30 ans de prison, avait fait appel de la condamnation de première instance. La cour d'appel a estimé vendredi que Mme Park avait avec sa confidente de l'ombre "demandé de l'argent et des faveurs" aux entreprises et obtenu par l'intimidation que certaines engagent des amis de Mme Choi.

"Elle a aussi contraint de hauts dirigeants d'entreprises privées à démissionner, commettant ainsi de graves abus des pouvoirs de présidente qui lui étaient octroyés par le peuple, pour enfreindre la liberté d'entreprise".

"Ces relations contraires à l'éthique entre le pouvoir politique et le pouvoir économique sapent les fondements de notre démocratie et faussent l'ordre de l'économie de marché", a ajouté la cour. Cela fait le lit de la "défiance" des Sud-Coréens, a-t-elle ajouté.

Procès boycotté

La cour d'appel a également infligé à Mme Park une amende de 20 milliards de wons (17 millions de francs), précise Yonhap.

Mme Park, qui n'avait pas fait appel de sa condamnation de première instance, avait boycotté les débats devant la haute juridiction en dénonçant un biais politique à son procès. Elle n'était pas non plus présente à la lecture du jugement. Elle est en prison depuis le 31 mars 2017.

En juillet, elle avait écopé de huit ans de prison supplémentaires dans une affaire connexe, relative à des détournements de fonds des services de renseignements nationaux (NIS).

L'élection présidentielle organisée l'année dernière après sa destitution a été remportée par le progressiste Moon Jae-in, dont la position conciliante sur la Corée du Nord a entraîné un réchauffement significatif des relations avec le régime communiste.

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ATS