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L'ex-Premier ministre roumain Adrian Nastase a été opéré avec succès jeudi après une tentative de suicide consécutive à sa condamnation à deux ans de prison pour corruption. Ce verdict a été vu comme une avancée majeure dans la lutte contre l'impunité des puissants en Roumanie.

"L'opération est terminée, le patient a été chanceux, il n'a subi aucune lésion mettant sa vie en danger", a déclaré l'un des chirurgiens, Ioan Lascar. "C'était une intervention simple," a ajouté un deuxième chirurgien, Stefan Bradisteanu, selon qui M. Nastase devra rester hospitalisé pendant une douzaine de jours.

L'avocat Ioan Cazacu a par ailleurs annoncé qu'il comptait demander un report de trois mois de l'emprisonnement de son client, pour raisons médicales.

M. Nastase, 61 ans, est hospitalisé depuis mercredi soir à Bucarest après s'être tiré une balle dans la gorge lorsque les policiers sont venus à son domicile pour l'emmener en prison. Demandant à prendre un livre, il a saisi un pistolet dans un tiroir et a tenté de se suicider, selon des sources citées par l'agence Mediafax.

Quelque 1,5 million d'euros

Dans un verdict "sans précédent en Roumanie" depuis la chute de la dictature communiste en 1989, souligne le quotidien "Adevarul", cinq juges de la Cour suprême ont condamné de manière définitive mercredi l'ancien Premier ministre à deux ans de prison ferme pour avoir détourné environ 1,5 million d'euros au total vers sa campagne pour l'élection présidentielle en 2004.

M. Nastase a toujours dénoncé, dans la presse, sur son blog ou dans des brochures sur papier glacé distribuées lors des audiences, un "procès politique" orchestré par le candidat qui le battit à la présidence, l'actuel chef de l'Etat Traian Basescu.

M. Nastase est le plus haut responsable politique roumain condamné pour corruption depuis 1989, un avertissement fort et un tournant majeur dans un pays où la Commission européenne a souvent critiqué le peu d'empressement de la justice à juger les leaders politiques de haut rang ou la tendance à infliger des peines trop clémentes.

ATS