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La Suisse renonce à présenter l'exposition du photographe Jean Mohr intitulée "Avec les victimes de la guerre" au siège de l'UNESCO à Paris. Plusieurs pays ont vivement réagi au contenu de cet accrochage, pourtant déjà montré dans une cinquantaine d'endroits, a indiqué Jean-Frédéric Jauslin, chef de la délégation suisse auprès de l'Unesco.

L'exposition du photographe helvétique Jean Mohr, conçue par le musée de l'Élysée à Lausanne, devait être présentée à partir du 30 mars dans les locaux de l'UNESCO, a précisé le quotidien "La Liberté" dans un article diffusé jeudi. Jean-Frédéric Jauslin, chef de la délégation permanente auprès l'Organisation de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), était à l'origine de cette initiative.

Le service de communication de l'UNESCO "m'a dit que ça risquait de créer des problèmes", a expliqué M. Jauslin à l'ats. "Comme j'avais déjà l'intention de le faire, j'ai informé les pays concernés par les photos, une quinzaine au total".

La Turquie parmi les mécontents

Plusieurs ont réagi négativement, trouvant certaines images "problématiques", a confirmé M. Jauslin, sans souhaiter nommer les Etats en question. "La Liberté" cite la Turquie parmi les pays ayant trouvé à redire à l'accrochage.

Les photographies relativement nombreuses des camps de réfugiés grecs à Chypre, envahie par la Turquie en 1974, auraient déplu à l'ambassadeur d'Ankara.

Travail déjà présenté

Cette exposition avait déjà été présentée dans une quarantaine de pays, y compris les Etats-Unis, la Palestine et Israël, relève encore Jean-Frédéric Jauslin. Cinquante-deux sites au total, "dont, en 2013, le siège de l'ONU à Genève, où il avait suscité les félicitations du directeur général", note-t-il.

"Le but n'étant pas de créer des problèmes auprès d'autres pays, j'ai décidé de ma propre autorité de renoncer à l'exposition. Je n'ai pas subi de pressions", a affirmé M. Jauslin. "Je me dis que les belles paroles que l'on entend sur la nécessité de préserver la liberté d'expression sont encore bien loin de la réalité", ajoute-t-il toutefois dans "La Liberté".

Le service de communication de l'UNESCO dément avoir exercé une quelconque pression sur la délégation suisse. Celle-ci a retiré sa proposition d'exposition de son propre chef, sans fournir de raison, assure-t-il.

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ATS