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Les protestataires se sont rassemblés sous une forte escorte policière à Chemnitz après les violents incidents de dimanche.

KEYSTONE/AP/JENS MEYER

(sda-ats)

Des milliers de sympathisants d'extrême droite se sont rassemblés lundi soir à Chemnitz sous haute tension, au lendemain d'une "chasse collective" aux immigrés dans cette ville de l'ex-RDA. Quelques personnes ont été blessées.

La police a refusé de fournir une estimation du nombre de manifestants, mais les télévisions sur place ont parlé d'au moins 2000 personnes. La police a fait état "de quelques personnes blessées" à la suite de "jets d'articles pyrotechniques et autres objets", de personnes au visage dissmulé et d'autres faisant le salut hitlérien.

Mais elle a assuré que la situation était "sous contrôle" dans cette ville de Saxe, un Land où l'extrême droite et les néo-nazis sont fortement implantés. Les forces de l'ordre, déployées en masse avec notamment des canons à eau, ont maintenu à distance un cortège de l'extrême gauche qui tentait de s'approcher du rassemblement d'extrême droite.

"Merkel doit partir"

"Merkel doit partir", scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti d'extrême droite AfD, et des pancartes telles que : "Arrêter le flot de demandeurs d'asile" ou "Défendre l'Europe!".

Mot d'ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida: exiger que le gouvernement allemand garantisse "la sécurité de ses citoyens" après le meurtre d'un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.

Quelque 800 personnes, dont une cinquantaine prêtes à en découdre avec la police, s'étaient rassemblées dimanche à la suite d'appels en ce sens sur les réseaux sociaux, selon la cheffe de la police de la ville, Sonja Penzel.

Pas de "milices d'autodéfense"

Ces sympathisants d'extrême droite avaient "attaqué à coups de jets de bouteilles et de pierres" des policiers qui ont dû faire usage de gaz lacrymogènes, selon Mme Penzel. Ils avaient également lancé dans les rues des "chasses collectives" contre des étrangers que la chancelière Angela Merkel a dénoncées promptement et avec véhémence.

Ces événements "n'ont pas leur place dans notre Etat de droit" et l'Allemagne "ne tolérera pas de milices d'autodéfense", a affirmé son porte-parole, Steffen Seibert.

"Il est important pour le gouvernement, pour tous les élus démocrates et, je pense, pour une large majorité de la population de dire clairement que de tels attroupements illégaux et chasses collectives visant des gens d'apparence ou d'origine différente, ou encore les tentatives de semer la haine dans les rues, n'ont pas leur place dans notre pays", a-t-il ajouté.

La maire sociale-démocrate de Chemnitz, Barbara Ludwig, a elle aussi exprimé son "indignation". "Il est grave que des gens puissent ainsi se rassembler (...) courir dans la ville en menaçant des gens", a-t-elle dit à la télévision locale MDR, les accusant d'avoir voulu "provoquer le chaos et semer la peur". Deux autres personnes âgées d'une trentaine d'années ont aussi été blessées dans la bagarre.

Homicide en réunion

Les deux suspects du meurtre, âgés de 22 et 23 ans, sont soupçonnés d'avoir "sans justification, à plusieurs reprises, porté des coups de couteau" à la victime à la suite d'une "altercation verbale", selon le Parquet.

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, la personne tuée était un Allemand d'origine cubaine, père de famille et charpentier de profession. Des poursuites en justice ont été engagées contre quatre participants à la manifestation de dimanche, dont deux pour coups et blessures.

Des chaînes de télévision avaient diffusé des vidéos amateur montrant des skinheads pourchassant un homme d'allure étrangère dans les rues de la ville. Sur d'autres vidéos, on pouvait entendre des centaines de manifestants scander "Nous sommes le peuple!"", slogan faisant référence aux manifestations de 1989 contre le régime communiste et détourné depuis par Pegida et la mouvance d'extrême droite.

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ATS