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Les antilopes africaines, ici des impalas, risquent de voir leur espace vital se réduire comme peau de chagrin (archives).

KEYSTONE/EPA/JON HRUSA

(sda-ats)

Le réchauffement climatique pourrait réduire l'habitat de plus de 80% des espèces d'antilopes africaines dans les prochaines décennies. Celles dont l'écosystème est le plus étroit sont particulièrement menacées d'extinction.

"Cette étude montre clairement que des espèces d'antilopes ont un besoin urgent de mesures de protection pour éviter l'extinction", insiste Jakob Bro-Jorgensen, chercheur de l'Université de Liverpool (GB) et principal auteur de ces travaux parus dans la revue Current Biology.

Un tiers des 87 espèces d'antilopes dans le monde, dont au moins 72 vivent en Afrique, sont désormais considérées comme menacées, précise-t-il.

Les scientifiques suspectaient déjà que les animaux avec les habitats les moins étendus pourraient commencer à faire face à un plus grand risque avec le réchauffement de la planète. Même de petites variations climatiques pourraient effectivement pousser des espèces d'antilopes en dehors de leurs zones de confort, expliquent-ils.

Les espèces qui évoluent dans les écosystèmes les plus restreints "ont le plus souvent davantage de besoins en termes de températures et d'humidité et avec le réchauffement, cet équilibre va probablement être bouleversé", selon Jakob Bro-Jorgensen.

Objet d'étude idéal

Les chercheurs font valoir que les antilopes africaines sont idéales pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur leurs différents habitats étant donné leur diversité. Ils ont modélisé l'étendue des habitats actuels de 72 espèces africaines en se basant sur leurs besoins écologiques et les conditions actuelles de l'environnement.

Les chercheurs ont ensuite fait des projections des zones où ces différentes espèces d'antilopes pourraient vivre à l'avenir selon différents modèles de changements climatiques d'ici 2080.

Pour 82% des espèces, les projections montrent une diminution des habitats favorables pendant les six prochaines décennies, provoquée par le changement climatique. Environ 25% de ces espèces vont même probablement voir l'étendue de leur habitat diminuer de moitié, selon les scientifiques.

Selon ce rapport, les antilopes préférant des climats plus frais et humides pourraient être les plus durement affectées.

"Nos recherches montrent que le changement climatique va sans doute affecter la faune sauvage encore plus durement que nous le pensions car des espèces risquent déjà de perdre une plus grande partie de leur niche écologique", déplore Jakob Bro-Jorgensen.

ATS