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Le pronostic vital des personnes blessées dans l'attaque de Sept-Sort n'est "plus engagé".

KEYSTONE/AP SDIS77/LEONARD ORTUSO

(sda-ats)

L'homme qui a foncé sur une pizzeria lundi soir en région parisienne avait absorbé une forte quantité de médicaments et présente de "graves troubles" psychologiques. L'attaque a coûté la vie à une adolescente et blessé treize personnes.

"Les premiers éléments d'audition confirment qu'il n'y a pas de mobile terroriste dans cette affaire", a souligné la procureure de Meaux Dominique Laurens mardi. "Ce qui apparaît, c'est que l'individu présente de graves troubles sur le plan psychologique", a-t-elle ajouté.

Le conducteur du véhicule a confirmé aux policiers "qu'il avait absorbé une quantité importante de médicaments", a déclaré mardi à l'AFP une source judiciaire, ajoutant que "les propos qu'il tient pour l'instant ne permettent pas d'établir son mobile".

Lundi en début de soirée, cet homme né en 1985 est sorti de la route avec sa BMW pour foncer sur la terrasse d'une pizzeria dans le village de Sept-Sorts, à l'est de Paris, et venir s'encastrer dans le restaurant. Une adolescente d'une douzaine d'années a été tuée et cinq personnes - dont le petit frère de trois ans de la victime - grièvement blessées.

Le pronostic vital des cinq blessés graves "n'est plus engagé", a précisé l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Huit autres personnes ont été légèrement blessées.

Des enquêteurs s'affairaient mardi derrière la bâche noire installée devant la pizzeria située dans une zone commerciale entourée de champs.

Des bouquets et des peluches avaient été déposés devant un grillage rouillé bordant le périmètre de sécurité. Venu déposer un bouquet de roses rouges pour "un petit hommage", Jérôme Calvez, qui travaille à côté, a confié à l'AFP: "c'est choquant de se dire que des gens sont capables de faire ça à d'autres, qui n'ont rien fait".

Pour cette commune de 491 habitants, "c'est un drame absolu", a lâché Alain Lecomte, premier adjoint au maire. "Nous sommes sous le choc". Le maire François Arnoult a indiqué avoir, "comme tout le monde", "d'abord pensé à un attentat terroriste".

Le conducteur, au domicile duquel était menée mardi une perquisition, est inconnu des services de renseignements comme de la justice, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Ce jeune homme "avait beaucoup de diplômes, mais ne parvenait pas à trouver du boulot. Dernièrement, il avait travaillé dans le gardiennage", a raconté une voisine, dont les enfants sont amis avec lui.

Il a déclaré en garde à vue "avoir tenté de mettre fin a ses jours sans succès" dimanche et "aurait décidé de recommencer de cette manière-là", avait rapporté après le drame une source judiciaire.

Une enquête été ouverte pour homicide volontaire avec arme, tentative d'homicide volontaire avec arme et conduite sous l'emprise de produits stupéfiants.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a fait part à la famille de la jeune fille décédée de ses condoléances, auxquelles se sont associés le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe.

Les faits sont intervenus dans un contexte de menace terroriste élevée: la France est confrontée depuis 2015 à une vague d'attentats djihadistes sans précédent qui ont fait 239 morts.

La dernière attaque, sur laquelle enquête le parquet antiterroriste, remonte à mercredi: un homme de 36 ans a renversé à bord de son véhicule six soldats en patrouille dans la banlieue ouest de Paris. Blessé par balle lors de son interpellation dans le nord de la France, cet homme, inconnu des services de renseignement, était toujours hospitalisé lundi.

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ATS