Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le secteur horloger helvétique monte aux barricades pour défendre sa réputation de qualité et d'authenticité. La Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) veut que pour mériter le label "Swiss Made", les montres présentent un taux minimum de 60% de "Swissness", soit de valeur suisse.

La législation horlogère actuelle, qui remonte à 1971, ne fixe pas de seuil minimum de plus-value suisse, a rappelé jeudi en conférence de presse à Berne Jean-Daniel Pasche, président de la FH. Une carence qui profite à des fabricants étrangers, chinois surtout, mais pas seulement, et leur permet de vendre des montres "suisses" où la part de valeur helvétique atteint à peine 20%.

Le Conseil national devra se prononcer le 15 mars prochain sur cette question. Sa commission préparatoire, ainsi que le Conseil fédéral, proposent un taux de Swissness minimum de 60% pour les produits industriels. A leur grande majorité (85%), les membres de la FH soutiennent le projet, qui n'a toutefois pas l'heur de plaire à tous, et en particulier à l'Union suisse des arts et métiers (USAM).

Précieuse crédibilité

Pour l'horlogerie suisse, il en va de sa crédibilité, a souligné Philippe Merk, directeur général (CEO) d'Audemars Piguet. Il s'agit de protéger et faire fructifier "les connaissances uniques, l'ingéniosité et le savoir-faire artisanal développés au fil des années", a plaidé le patron de la prestigieuse entreprise indépendante du Brassus, dans la Vallée de Joux (VD).

Le terme "Suisse" est un synonyme de qualité, de fiabilité et de confiance, a renchéri Hanspeter Rentsch, membre de la direction du numéro un mondial de l'horlogerie Swatch Group. Si la part suisse dans un produit est trop infime, "le rapport à la Suisse est faux et trompeur", à commencer pour le consommateur toujours friand de qualité authentique.

La crainte qu'un renforcement des exigences pour le Swiss Made entraîne des licenciements est pour sa part "totalement infondée", selon M. Rentsch.

ATS