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L'hostilité envers François Hollande prêtée aux dirigeants, tous conservateurs, des quatre principaux voisins de la France a fait irruption dans la campagne présidentielle avec la révélation d'un boycott concerté du candidat socialiste. Cette information a toutefois été démentie par Berlin.

Selon le magazine allemand "Der Spiegel", à paraître lundi, la chancelière Angela Merkel, le président du conseil italien Mario Monti et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, ont décidé ensemble de ne pas recevoir M. Hollande, en raison de son intention de renégocier le pacte budgétaire européen s'il est élu. Le Premier ministre britannique, David Cameron s'est joint à eux.

Berlin a démenti l'existence d'un tel accord, mais confirmé l'absence de rendez-vous entre Mme Merkel et M. Hollande.

"Pas impressionné"

Sur le plateau de France 3, François Hollande a réagi en direct, avec une sérénité affichée, à l'information et à son démenti. "Elle ne m'impressionne pas, cette information, C'est le peuple français qui va décider de son avenir. Ce ne sont pas des dirigeants européens, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur la décision du peuple français", a-t-il dit.

Jusqu'à maintenant, a souligné sur RTL Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, la tradition était "que le chancelier, ou la chancelière, ou le président français quand c'était le cas inverse, reçoive les principaux candidats des deux camps."

Lettre morte

François Hollande a demandé à être reçu par Angela Merkel, avait confirmé le 7 février son conseiller spécial, Jean-Marc Ayrault. Et il s'est rendu depuis décembre à Berlin, Rome et Londres, sans rencontrer les chefs de gouvernement.

Le 6 février, Mme Merkel avait apporté son soutien à Nicolas Sarkozy après un conseil des ministres franco-allemand à Paris. M. Sarkozy a eu aussi droit aux encouragements de David Cameron, qui a souhaité "bonne chance à (son) ami dans la bataille qu'il va livrer.

ATS