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L'icône de la démocratie birmane Aung San Suu Kyi est libre

Rangoun - Aung San Suu Kyi, symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, a été libérée par la junte samedi après plus de sept ans en résidence surveillée. Après cette mesure saluée par de nombreux pays, elle a demandé à des milliers de partisans en liesse de travailler "à l'unisson" pour l'avenir du pays.
La police s'est retirée des abords de sa maison de Rangoun, sur les rives du lac Inya. La lauréate du prix Nobel de la paix de 1991, considérée par ses admirateurs comme l'unique solution face au régime militaire au pouvoir, est apparue souriante aux grilles de sa vieille demeure familiale, quelques minutes après avoir pris connaissance de l'ordre de libération la concernant.
Portant quelques instants dans ses cheveux une fleur lancée depuis la foule, elle a prononcé quelques mots devant des partisans en délire, la plupart de ses paroles étant couvertes par les hurlements et les applaudissements.
"Nous devons travailler ensemble, à l'unisson" à l'avenir du pays, a-t-elle déclaré.
Appel
Elle a aussi ajouté: "Si vous voulez entendre, venez s'il vous plaît demain à midi" au siège de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), son parti dissous avec lequel elle a mené tout son combat depuis son apparition sur la scène politique birmane, en 1988.
La fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, a passé plus de 15 des 21 dernières années privée de liberté. Elle n'avait pas circulé librement depuis mai 2003.
Souhait par la Suisse
Le président américain Barack Obama a salué la libération de son "héroïne". Il a réclamé que tous les plus de 2000 autres prisonniers politiques du pays soient élargis à leur tour. La Suisse et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont lancé le même appel.
L'Occident avait violemment critiqué ces derniers mois le refus des militaires de laisser sortir l'opposante avant les élections de dimanche dernier, les premières depuis 20 ans, à l'issue desquelles le parti pro-junte revendique quelque 80% des sièges au total, et ce avant même les résultats officiels.
En la maintenant enfermée pendant toute la campagne, le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, a écarté sa pire ennemie du tableau électoral, après le camouflet subi par le pouvoir en 1990.

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