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Fermé, l'hôtel Kaiseregg avait été complètement détruit (archives).

KEYSTONE/KAPO FRIBOURG

(sda-ats)

Les deux instigateurs de l'incendie de l'ancien hôtel Kaiseregg en 2015 à Planfayon (FR) sont renvoyés devant un tribunal, malgré leurs dénégations. L'auteur du sinistre, qui a avoué avoir mis le feu, fera lui l'objet d'une procédure simplifiée.

Ce dernier, âgé de 34 ans, a été soupçonné par le procureur alors qu'il était impliqué dans une autre affaire. Ses aveux, en mars 2016, lui valent d'éviter un procès. La procédure simplifiée, négociée entre son défenseur et le Ministère public, sera soumise au Tribunal pénal de la Gruyère dans les prochaines semaines, a indiqué lundi le Ministère public fribourgeois.

Les deux accusés, âgés de 39 et 60 ans, comparaîtront eux devant le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Sarine, à Fribourg. Le second était co-propriétaire du bâtiment qu'il souhaitait démolir afin de construire des immeubles. L'autre est un commerçant intéressé à l'achat de l'hôtel-restaurant alors fermé.

Homme de main recherché

Mais le premier n'a pas reçu de permis de démolition. La justice lui reproche d’avoir dès lors cherché à inciter une première personne à bouter le feu en simulant un problème technique, avant d’entrer en relation d’affaires avec un commerçant, le second accusé, qui a finalement organisé l’incendie.

Celui-ci a abordé successivement deux autres personnes pour mettre le feu au bâtiment et obtenu de la dernière personne contactée, non sans lui mettre la pression, qu’elle passe à l’acte, précise le Ministère public dans son communiqué. L'homme de 34 ans qui a avoué aurait alors accepté.

Assureur partie civile

Le bâtiment était assuré pour deux millions de francs, mais l'Etablissement cantonal d'assurance des bâtiments (ECAB) en a refusé le paiement. L'ECAB s'est en outre constitué partie civile.

D'après l'acte d'accusation, le co-propriétaire est prévenu notamment de tentative d’instigation à incendie intentionnel, d’instigation à incendie intentionnel, en qualité de co-auteur, éventuellement de complicité d’instigation, et de tentative d’escroquerie au préjudice de l’ECAB.

Son complice présumé, le commerçant, est prévenu des mêmes crimes et délits. Mais le Ministère public le soupçonne également d'avoir participé, en tant que co-auteur, à cet incendie.

Pas que l'incendie pour le commerçant

En plus, il devra répondre, dans le cadre d’autres affaires non liées à l’incendie, notamment d’escroquerie, de tentative d’escroquerie, de faux dans les certificats, de menaces, de tentative de contrainte, ou encore de mise en circulation de fausse monnaie et de faux dans les titres.

Après un mois et demi de détention préventive, le co-propriétaire a été remis en liberté. Détenu depuis février 2016, le commerçant est lui maintenu sous les verrous. Le Ministère public a demandé au Tribunal des mesures de contrainte que tel soit le cas jusqu'au jugement.

L'établissement singinois était vide depuis des années. Il a été entièrement détruit par les flammes le 19 janvier 2015.

ATS