Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A la faveur de la bonne tenue des marchés principaux, comme le secteur des transports, l'industrie suisse de l'aluminium a poursuivi sa croissance l'an passé. Mais l'appréciation du franc, qui pèse plus que jamais sur les marges, a continué de gâcher la fête, avec à la clé des transferts de production.

L'an passé, la production d'aluminium, dont le 80% a été exporté, a affiché un niveau record à 184'130 tonnes, soit 7,6% de plus qu'en 2010, a relevé lundi à Zurich Marcel Menet, le directeur de l'Association suisse de l'aluminium, alu.ch. En Suisse, l'utilisation d'aluminium a poursuivi son expansion avec une progression de 12% à 213'700 tonnes, soit 27,3 kilogrammes par habitant.

En considérant les divers groupes de matériaux, les fondeurs de métal léger ont vu les volumes traités s'étoffer de 2,1% à 20'830 tonnes. Dans le secteur du moulage en sable de métal léger, la production s'est accrue de 1,2% à 4370 tonnes. Celle du moulage sous pression a gagné 3% à 13'730 tonnes, alors que le moulage en coquille a subi un recul de 1,1% à 2730 tonnes.

Diminution des marges

Mais, malgré cette évolution réjouissante, l'ambiance n'est guère à la fête dans la branche, a pour sa part nuancé Markus Tavernier, le président de l'association faîtière qui regroupe quelque 40 entreprises, soit 38 fonderies, 2 laminoirs et 3 sites de filage à la presse. La faute à la crise de l'euro et à la dépréciation de la monnaie unique par rapport au franc.

"En 2011 à nouveau, la faiblesse du cours de l'euro a engendré une diminution des marges qui se chiffre par millions, ruinant ainsi les espérances de gains", a affirmé M. Tavernier. Selon Alex Kummer, directeur d'Aluminium Laufen, le résultat dégagé l'an passé n'a servi qu'au financement des amortissements, au versement du dividende et aux investissements les plus importants.

ATS