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Le président de Swissmem, Hans Hess, plaide pour un accord-cadre rapide avec Bruxelles (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

L'industrie suisse souhaite un accord-cadre avec l'UE. Pour ce faire, le président de Swissmem, Hans Hess, estime qu'il faut trouver une solution pour la protection des salaires. La Suisse doit "utiliser sa marge de manœuvre de manière créative".

Dans une interview accordée samedi aux médias de Tamedia, M. Hess rappelle d'abord que "personne" ne veut saper la protection salariale dans les mesures d'accompagnement. "Le Conseil fédéral ne le veut pas, les employeurs ne le veulent pas et les cantons non plus. La seule chose que nous devons faire est de nous rapprocher de l'UE s'agissant de l'application de la protection des salaires, avec des procédures plus simples et moins bureaucratiques pour qu'elle lâche du lest", préconise le patron de la faîtière de l'industrie.

Jusqu'ici, le débat public sur la protection salariale a surtout porté sur une éventuelle modification de la règle dite des huit jours. Selon cette disposition, les entreprises de l'Union européenne (UE) doivent signaler une commande en Suisse aux autorités helvétiques au moins huit jours à l'avance. Cela permet de mieux contrôler les salaires.

De huit à quatre jours?

Le président de Swissmem propose de réduire ce délai. "A l'ère des applications, une période d'enregistrement plus courte devrait être possible, par exemple quatre jours". Mais pour cela, il faudrait notamment que la Confédération et les cantons améliorent leur coopération. La procédure pourrait devenir plus efficace et plus rapide sans toutefois porter atteinte à la protection salariale, selon lui.

M. Hess juge par ailleurs "fâcheux" que les syndicats et une partie du PS, qui ont toujours soutenu la voie bilatérale jusqu'à présent, ne soient pas prêts à "avoir une discussion constructive".

Il y a dix jours, les syndicats USS et Travail.Suisse ont annoncé un boycott des pourparlers sur l'assouplissement des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. Ils ont accusé les conseillers fédéraux libéraux Johann Schneider-Ammann et Ignazio Cassis de mettre en danger la protection salariale en Suisse.

Le président de Travail.Suisse Adrian Wüthrich a pour sa part expliqué samedi sur les ondes de la radio alémanique SRF qu'il s'était entretenu récemment avec M. Schneider-Ammann. Ils ont tenté de clarifier leurs différences, dit-il. Les accords bilatéraux ne doivent pas être négociés aux dépens des employés, insiste le syndicaliste. Mais Travail.Suisse est prêt à se pencher sur les aspects techniques du dossier, affirme-t-il.

Besoin de clarté

Selon M. Hess, il s'agit surtout d'explorer la marge de manoeuvre dont la Suisse dispose en matière de protection salariale et comment elle peut l'utiliser de manière créative. Si des compétences sont octroyées à Bruxelles et à la Cour européenne, la pression sur la protection des salaires va énormément s'accentuer en Suisse, craignent pour leur part les syndicats.

L'industrie souhaite un accord-cadre avec l'UE, rappelle le président de Swissmem. Elle a besoin de clarté dans ce dossier, dit-il. "Les négociations doivent maintenant s'achever afin que le Conseil fédéral puisse présenter une proposition cet automne, afin d'en débattre au plus vite et, le cas échéant, voter", insiste-t-il.

Pour lui, l'objectif est d'inscrire les relations avec l'UE, premier partenaire commercial de la Suisse, sur une base durable et fiable à long terme. Hans Hess rappelle que 61 % des exportations des industries des machines, de l'électricité et de la métallurgie vont vers l'UE.

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ATS