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La campagne pour l'initiative "6 semaines de vacances pour tous" est lancée. Partisans et opposants se sont affrontés par conférence de presse interposée vendredi à Berne. Les premiers estiment que l'ajout de deux semaines de congé est largement mérité, les seconds craignent des licenciements.

Les deux camps s'opposent déjà sur le constat de base. Pour les partisans du texte lancé par la faîtière syndicale Travail.Suisse, le droit actuel, qui n'a pas changé depuis 25 ans, est injuste et insuffisant. Il est temps de le modifier le 11 mars prochain.

Pas du tout, rétorque le comité formé par l'UDC, le PLR, le PDC, le PBD, les Vert'libéraux et les milieux économiques. Grâce aux accords au cas par cas entre partenaires sociaux, nombre de travailleurs bénéficient déjà de vacances plus longues que le minimum légal.

Augmenter par étapes

Pour le comité soutenant le texte, qui rassemble une vingtaine d'organisations, cet argument constitue précisément l'une des raisons pour lesquelles il faut l'accepter. Si la durée des vacances est en moyenne plus élevée que le minimum légal, il ne coûtera pas très cher de passer à six semaines.

D'autant plus qu'en cas d'acceptation de l'initiative, il est prévu de passer à cinq semaines en 2013, puis d'augmenter d'un jour par année afin d'arriver à six semaines en 2018. Le surcoût pour les entreprises serait donc absorbé progressivement.

Facture salée

Pour les partis bourgeois, la facture reste malgré tout salée. Et ceux-ci de brandir une hausse des charges de 6 milliards de francs par an à terme. De quoi mettre en danger les petites et moyennes entreprises, notamment en dessous de 10 employés.

Celles-ci n'auraient alors pas d'autre choix que de supprimer nombre d'emplois. Et les opposants de déplorer une perte de compétitivité internationale. Certains compagnies n'hésiteraient ainsi plus à délocaliser.

Plus importante et plus élevée que l'ardoise des entreprises, il y a la facture dans le domaine de la santé, soulignent les partisans de l'initiative. La surcharge de travail rend malade et coûte cher: 10 milliards de francs par année, selon le Secrétariat d'Etat à l'économie.

ATS