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Le comité de l'initiative pour la "protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire" a déposé le texte avec une seule signature pour la saborder après avoir découvert le passé pédophile d'un de ses membres. Une nouvelle initiative peut être lancée.

La Chancellerie fédérale a entériné cet échec dans la Feuille fédérale de mardi. Pour pouvoir lancer un nouveau texte, les initiants devaient boucler le précédent, en attendant la fin du délai de récolte (le 17 octobre 2013) ou en déposant le texte muni de peu de signatures. Après avoir été publiés dans la Feuille fédérale, le texte ou la liste des membres du comité ne peuvent plus être modifiés.

Trois jours après le lancement de l'initiative, à mi-avril, le comité a découvert qu'un des principaux initiants, Benjamin Spühler, avait été condamné pour actes sexuels sur mineure dans les années 1990. A la demande des autres membres, il avait immédiatement quitté le comité.

Cours facultatifs

Les promoteurs de l'initiative "Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire" veulent empêcher toute éducation sexuelle à l'école avant que les enfants aient atteint l'âge de neuf ans. Tout au plus, un cours destiné à la prévention des abus peut être dispensé à partir de l'école maternelle.

Un cours obligatoire ne pourrait être proposé que pour des enfants de 12 ans et plus, et dans le cadre de la biologie. Il doit être destiné à la "transmission de savoirs sur la reproduction et le développement humains". L'initiative précise que les jeunes ne peuvent être contraints de suivre une éducation sexuelle allant au-delà du cadre qu'elle pose.

Parmi les initiants, on retrouve plusieurs élus fédéraux, actuels ou anciens, issus notamment des rangs de l'UDC. Des élus démocrates-chrétiens et libéraux-radicaux y figurent aussi. Le groupe de parents bâlois qui fait croisade contre une boîte d'accessoires pédagogiques contenant des organes sexuels en peluche s'est joint au comité.

ATS