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Le peuple votera probablement sur l'institution d'un congé paternité de quatre semaines. La Chancellerie fédérale a validé l'aboutissement de l'initiative populaire "Pour un congé de paternité raisonnable - en faveur de la famille".

Selon la Chancellerie, 107'075 signatures sont valables sur les 107'455 déposées. L'initiative exige un congé paternité de 20 jours qui peut être pris de manière flexible dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. Cette assurance paternité serait financée via les allocations pour perte de gains (APG) comme le congé maternité.

Selon les initiants, cela représenterait 0,06 pour cent du salaire des travailleurs et des employeurs. En cas de "oui", l'initiative devrait être appliquée dans les trois ans.

Un jour dans les PME

Actuellement, seules les grandes entreprises peuvent offrir un congé paternité rémunéré à leurs salariés, selon les initiants. Dans les petites entreprises, la plupart des pères doivent se contenter d'un seul jour, sacrifier des jours de vacances ou prendre un congé non payé.

Le modèle proposé offre des conditions équitables pour toutes les entreprises. Il donne la possibilité aux salariés masculins de négocier avec leurs supérieurs hiérarchiques une solution qui convienne aux deux parties. Par exemple, un père peut rester chez lui deux semaines dès le jour de l'accouchement et prendre les jours restants durant la première année de l'enfant.

Le texte a été lancé par des syndicats et des associations dont Travail.Suisse, Pro Familia Suisse, Alliance F et la faîtière d'hommes et de pères "männer.ch" en réaction au refus du Parlement de discuter du sujet. Plusieurs élus fédéraux figurent dans le comité.

ATS