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L'initiative pour un congé paternité, munie de quelque 107'000 signatures, a été remise à la Chancellerie fédérale. Elle réclame l'instauration d'un congé paternité de quatre semaines (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

L'initiative pour un congé paternité, munie de quelque 107'000 signatures, a été remise à la Chancellerie fédérale mardi sous les applaudissements. Elle réclame un congé paternité de quatre semaines sur le même modèle que le congé maternité, qui dure lui 14 semaines.

Pendant cette législature, le Parlement et le Conseil fédéral devront prendre position sur ce sujet voulu par le peuple", a affirmé Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et de l'association "Le congé paternité maintenant!". Selon un sondage publié par le syndicat en 2015, 80% des Suisses souhaitent l'introduction d'un congé paternité de deux à quatre semaines.

Le texte a rencontré un franc succès, tant dans la rue que sur Internet, a-t-il ajouté. Quelque 30'000 personnes ont signé et envoyé le formulaire de signature par le biais de la plateforme Wecollect.ch.

Bon rapport qualité-prix

L'initiative plaide pour un congé paternité de 20 jours qui peut être pris de manière flexible dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. Cette assurance paternité serait réglée via les allocations pour perte de gains (APG).

Selon les initiants, cela représenterait 0,06 pourcent du salaire des travailleurs et des employeurs. Un "rapport qualité-prix fantastique" pour cette période de vie importante, ajoutent-ils. En cas de "oui", l'initiative devra être appliquée dans les trois ans.

Le texte a été lancé par des syndicats et des associations dont Travail.Suisse, Pro Familia Suisse, Alliance F et la faîtière d'hommes et de pères "männer.ch" en réaction au refus du Parlement de discuter du sujet. Plusieurs élus fédéraux figurent dans le comité: Jacques-André Maire (PS/NE), Rebecca Ruiz (PS/VD), Anne Seydoux (PDC/JU), Laurent Wehrli (PLR/VD), Jonas Fricker (Verts/AG), Stefan Müller (PDC/SO) et Rosmarie Quadranti (PBD/ZH).

Un jour dans les PME

Actuellement, seules les grandes entreprises peuvent offrir un congé paternité rémunéré à leurs salariés, déplorent les initiants. Dans les petites entreprises, la plupart des pères doivent se contenter d'un seul jour, sacrifier des jours de vacances ou prendre un congé non payé.

Le modèle proposé par les initiants offre des conditions équitables pour toutes les entreprises. Il donne la possibilité aux salariés masculins de négocier avec leurs supérieurs hiérarchiques une solution qui convienne aux deux parties. Par exemple, un père peut rester chez lui deux semaines dès le jour de l'accouchement et prendre les jours restants durant la première année de l'enfant.

Pour l'égalité

A la naissance d'un enfant, les deux parents se retrouvent dans une répartition des tâches traditionnelle. Cette initiative permettra de casser ce schéma pour arriver à une vraie égalité homme-femme, a conclu Nicolas Zogg, porte-parole de l'organisation défendant les intérêts des hommes männer.ch.

ATS