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Fait rare, l'initiative pour la "protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire", présentée il y a 10 jours, sera probablement relancée. Deux membres du comité s'étant retirés après des révélations d'abus sexuels sur mineurs, le texte publié dans la feuille fédérale du 17 avril n'est plus valable.

On avait appris vendredi, trois jours seulement après le lancement de l'initiative, qu'un des principaux initiants, Benjamin Spühler, avait été condamné il y a 17 ans pour actes sexuels sur mineure. A la demande des autres membres, il avait immédiatement quitté le comité.

"Choqué" par ces révélations, le conseiller national PDC valaisan Yannick Buttet avait démissionné dans la foulée. "On ne peut pas bafouer les valeurs qu'on veut défendre", avait-t-il expliqué.

Chancellerie contactée

Jeudi, le conseiller national Jakob Büchler a déclaré dans le "St. Galler Tagblatt" qu'il ne souhaitait plus co-présider le comité. Il reste toutefois "en contact". Plusieurs séances sont agendées pour discuter du nouveau lancement de l'initiative, a-t-il précisé à l'ats.

Les initiants ont déjà contacté la Chancellerie fédérale, a indiqué à l'ats Ursula Eggenberger, responsable de la communication. Afin de rendre possible un nouveau lancement, ils doivent au préalable boucler la première initiative. Pour cela, ils peuvent soit attendre la fin du délai de récolte, soit déposer le texte muni de peu de signatures.

Renouvellement total réclamé

Un nouveau lancement est nécessaire car le texte de l'initiative et la liste des membres du comité ne peuvent pas être modifiés une fois qu'ils ont été publiés dans la feuille fédérale, explique Mme Eggenberger. Il s'agit de protéger la volonté des citoyens.

Un nouveau départ purement formel ne va pas assez loin, estime de son côté M. Buttet. Dans un soucis de crédibilité, "l'ensemble du comité doit être renouvelé", affirme le député valaisan.

ATS