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A force d'être à la croisée des chemins, le marché laitier tourne en rond. Deux ans après sa création, l'Interprofession (IP Lait), qui devait assurer le bon fonctionnement du marché nouvellement libéralisé, s'est donné un nouveau sursis de cinq mois après le coup de force de la fédération des producteurs.

L'IP Lait va tout mettre en oeuvre pour ramener dans son giron la Fédération des producteurs suisses de lait (FPSL) et certaines organisations de producteurs romands, démissionnaires, sans lesquelles elle n'a pas de raison d'être. Lundi lors de son assemblée extraordinaire, son président Markus Zemp, également conseiller national (PDC/AG) a parlé de respect mutuel et de partenariat.

"Nous ne quittons pas l'IP Lait pour tout casser, mais pour donner le signal fort que la situation des producteurs n'est pas assez prise en compte", a déclaré devant la centaine de délégués de l'IP Lait le directeur de la FPSL Albert Rösti. Et le nouveau conseiller national (UDC/BE) de remettre en cause les structures de l'IP Lait tout en précisant la nécessité d'une interprofession.

Bonne volonté

Il répondait aux critiques de Markus Zemp reprochant aux organisations de producteurs de ne pas respecter les décisions qu'ils ont pourtant soutenues à l'unanimité ou presque. Preuve de la bonne volonté de la FPSL, elle a mis sur pied un groupe de travail chargé de faire des propositions constructives d'ici fin janvier.

Et Albert Rösti d'admettre qu'il n'est pas facile pour la FPSL de gérer quelque 25'000 producteurs de lait aux intérêts pas toujours communs. De son côté, la base ne sait plus trop à quel saint se vouer. Rencontrés lundi par l'ats, plusieurs producteurs se demandent à quel jeu jouent leurs représentants, surtout que certains revêtent plusieurs casquettes.

ATS