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Mohammad Javad Zarif (à gauche) lors de sa rencontre dimanche à Pékin avec son homologue Wang Yi

KEYSTONE/AP Pool Reuters/THOMAS PETER

(sda-ats)

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, en visite dimanche à Pékin, espère que sa tournée diplomatique "permettra de construire un cadre futur clair pour l'accord" nucléaire. Mais en Iran, des conservateurs critiquent sa démarche.

"La raison cruciale de cette visite est d'entamer le dialogue avec les nations qui restent dans l'accord", a indiqué Javad Zarif à l'issue d'une rencontre avec son homologue chinois Wang Yi, selon la traduction de ses propos en mandarin.

"Nous sommes disposés à avoir des discussions stratégiques opportunes avec l'Iran. Je suis convaincu que ces visites amélioreront la compréhension qu'ont ces pays, y compris la Chine, de la position iranienne", a répondu Wang Yi au responsable iranien.

La Chine fait partie des six puissances (outre Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) qui ont conclu en 2015 avec l'Iran l'accord prévoyant une levée des sanctions visant Téhéran, en contrepartie de son engagement de ne pas se doter de l'arme nucléaire. Après Pékin, le ministre iranien doit se rendre à Moscou et à Bruxelles pour y rencontrer mardi les responsables européens impliqués (France, Allemagne, Grande-Bretagne).

Mais l'optimisme de M. Zarif restait teinté de prudence: "Nous sommes prêts pour toutes les options (...) Nous allons voir comment (les pays européens) garantiraient que les intérêts de l'Iran soient assurés" si Téhéran "restait dans l'accord", a-t-il déclaré à son arrivée à Pékin, selon l'agence de presse iranienne Isna.

Maintenir le contact

Plus tôt, Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, avait assuré que Pékin "suivait (le dossier) avec le plus haut degré d'attention" et "désirait maintenir le contact avec toutes les parties". La récente décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de cet accord avait été vivement dénoncée par Pékin.

"La Chine est la première étape parmi les nations visitées, car la Chine et l'Iran sont des partenaires aux liens très amicaux, que les circonstances soient propices ou défavorables", a répété M. Zarif.

Pékin est le premier partenaire économique et commercial de l'Iran. En septembre, le géant asiatique avait accordé des lignes de crédit pour 10 milliards de dollars (environ 10 milliards de francs) à cinq banques d'Iran pour financer des projets d'infrastructures.

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont par ailleurs bondi de 19% l'an dernier, à 37 milliards de francs selon les douanes chinoises.

Conservateurs frondeurs

La démarche entreprise par Mohammad Javad Zarif ne séduit pourtant guère le camp conservateur en Iran. "Dans la situation actuelle, rester dans l'accord sans obtenir des garanties claires (de la part de l'Europe, ndlr) n'assure certainement pas les intérêts nationaux du pays", a communiqué ce week-end le religieux conservateur l'ayatollah Ahmad Janati. Ce dernier préside l'Assemblée des experts, chargée de nommer ou de démettre le guide suprême.

M. Janati a en outre demandé au président iranien Hassan Rohani, artisan de l'accord, de "présenter des excuses au peuple iranien pour les dégâts causés dans le cadre de cet accord" au pays.

Enfin, le parlement iranien prépare un texte pour exiger du "gouvernement d'obtenir de la part des Européens des garanties nécessaires", sans lesquelles il pourra reprendre l'enrichissement d'uranium à un niveau plus élevé, selon le site du Majlis (parlement).

Pour tordre le cou à ces crtiques, Hassan Rohani a réaffirmé que son pays resterait dans le cadre de l'accord si ses intérêts peuvent être protégés.

L'Europe a 60 jours

"Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l'Iran et compenser les dommages causés par la sortie des Etats-Unis", a déclaré dimanche soir Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des affaires étrangères lors d'une réunion de la commission des affaires étrangères du parlement iranien, selon le porte-parole de cette commission. C'est la première fois qu'un tel délai est évoqué.

Par ailleurs, John Bolton,le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'a pas exclu des sanctions contre les entreprises européennes faisant affaire avec l'Iran tandis que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a dit espérer que Washington et ses alliés parviendraient à conclure un nouvel accord nucléaire avec Téhéran.

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ATS