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L'Iran reste optimiste sur la conclusion d'un accord

Ce contenu a été publié le 19 mars 2014 - 12:08
(Keystone-ATS)

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif s'est dit mercredi "optimiste" concernant la conclusion d'un accord avant la date butoir du 20 juillet. Les négociations sur le nucléaire avec le groupe P5+1 ont lieu à Vienne et ne sont pas affectées par la crise en Crimée.

Il est "encore trop tôt" pour rédiger un accord final avec les grandes puissances sur le programme nucléaire de Téhéran, a par ailleurs dit un des négociateurs iraniens mercredi à Vienne. Ces pourparlers ne sont pas affectées par la crise ukrainienne, a assuré Abbas Araghchi, cité par l'agence ISNA.

"Les délégations russe et occidentales ont insisté pour ne pas aborder le sujet. Il est normal que cette crise puisse planer" sur les négociations, a-t-il fait remarquer.

Les négociateurs tentent depuis mardi de transformer un accord intérimaire conclu en novembre en un arrangement définitif - au plus tôt d'ici au 20 juillet. Cette mesure supprimerait l'ensemble des sanctions occidentales si l'Iran donne des garanties solides sur la nature exclusivement pacifique de son programme, soupçonné de cacher un volet militaire.

L'accord, signé avec le groupe du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) gèle certaines activités nucléaires sensibles iraniennes en échange d'une levée partielle des sanctions.

"Il est encore trop tôt pour entrer dans des négociations en vue de rédiger un texte final", a dit Abbas Araghchi. Il a signalé que les discussions reprendront du 7 au 9 avril, probablement à Vienne.

Réacteur d'Arak

Les points les plus délicats sont l'étendue du programme iranien d'enrichissement d'uranium et le réacteur à eau lourde d'Arak. Cet équipement encore en construction utilise la filière du plutonium, qui pourrait elle aussi servir à fabriquer une bombe nucléaire.

Les deux parties ont fait des propositions concernant la coopération nucléaire. Celle-ci concerne notamment sur "les réacteurs à eau légère, la médecine nucléaire, les nouveaux combustibles, la recherche et le développement dans le nucléaire appliqué à l'agriculture", a également dit M. Araghchi.

Pression américaine

A Washington, 83 sénateurs américains sur 100 ont écrit mardi au président Barack Obama pour poser leurs conditions à tout accord final sur le nucléaire iranien, rappelant que l'Iran n'avait aucun droit inhérent à l'enrichissement. Ils demandent également la fermeture du réacteur d'Arak et la mise en place d'inspections "à long terme et intrusives".

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