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Football - On attendait une Espagne plus inspirée et une Italie plus empruntée à Gdansk. Les deux favoris du groupe C de l'Euro 2012 se sont quittés sur un match nul 1-1 plutôt agréable à suivre.
Les Italiens ont ouvert la marque à la 61e sur un très beau mouvement initié par Pirlo et conclu par Di Natale, entré en jeu peu auparavant. L'égalisation de Fabregas - titularisé comme avant-centre ! - n'a rien à envier à la réussite du buteur de l'Udinese. Le Barcelonais a conclu une action conduite par Iniesta et Silva trois minutes plus tard seulement. L'Espagne a eu chaud.
Car l'Italie n'a de loin pas fait pâle figure contre les champions d'Europe et du monde. Dérangée dans sa préparation par des facteurs sportifs et extra-sportifs, la Squadra a même fait bien mieux que craint par beaucoup avant la rencontre. Malgré le "titre" de meilleurs défense des éliminatoires, elle avait simplement besoin de se rassurer en optant pour une arrière-garde à cinq (trois centraux et deux latéraux montant parfois d'un cran). Reculé pour évoluer au coeur de ce dispositif, De Rossi s'en est très bien sorti, épaulé surtout par un Chiellini toujours aussi rigoureux dans les duels.
Vicente Del Bosque, lui, a concocté une Roja pour le moins particulière puisqu'elle n'avait aucun attaquant pur au coup d'envoi ! Un pari qui a fini par ne pas être totalement perdu mais qui n'a sans doute convaincu personne. Sans avant-centre véritable, l'Espagne a souvent manqué de percussion dans les 25 derniers mètres.
Si, globalement, les deux équipes peuvent avoir de légitimes raisons de se satisfaire non seulement du résultat, mais aussi des prestations individuelles de chacun, deux hommes ont toutefois du souci à se faire. Mario Balotelli tout d'abord, qui en a trop - et trop mal - fait et Fernando Torres. L'Italien a surtout gâché une énorme occasion à la 54e, en raison d'une nonchalance qui n'a plu à personne, ni au coach Prandelli, ni à Cassano, seul dans la surface et qui attendait le cuir.
L'Espagnol, introduit à la 74e, a montré beaucoup d'envie. Mais son duel bizarrement perdu seul contre Buffon à la 75e ne l'a sans doute pas aidé à reprendre confiance.

ATS