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"Notre président n'a pas encore pris de décision concernant une possible intervention en Syrie", a déclaré l'ambassadrice étasunienne Nikki Haley.

KEYSTONE/AP/JULIE JACOBSON

(sda-ats)

Les Occidentaux continuaient vendredi d'étudier leurs options militaires pour punir le régime syrien, qu'ils accusent d'avoir perpétré l'attaque chimique présumée de Douma. Ils restent soucieux d'éviter une escalade avec la Russie, alliée de Bachar al-Assad.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est de nouveau réuni, à la demande de Moscou. Le secrétaire général de l'organisation, Antonio Guterres, y a mis en garde contre le risque d'une "escalade militaire totale", appelant les membres du Conseil "à agir de manière responsable dans ces circonstances dangereuses".

"Notre président n'a pas encore pris de décision concernant une possible intervention en Syrie. Mais si les Etats-Unis et leurs alliés décident d'agir en Syrie, ce sera pour défendre des principes en lesquels nous croyons tous", a déclaré l'ambassadrice étasunienne Nikki Haley.

"Les Etats-Unis ont la "preuve" que les forces de Bachar al-Assad ont utilisé samedi à Douma, a un peu plus tard affirmé la porte-parole du Département d'Etat Heather Nauert.

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont menacé Damas d'une frappe militaire. Mais si les alliés de Washington ont usé d'un langage fort en guise de soutien, aucun projet d'action militaire ne semble avoir pour l'instant émergé.

La Russie pointe Londres

L'armée russe a quant à elle affirmé disposer de "preuves" de la "participation directe de la Grande-Bretagne" à ce qu'elle a qualifié de "mise en scène" de l'attaque chimique dans la Ghouta orientale.

Le porte-parole de l'armée russe Igor Konachenkov a accusé Londres d'avoir "exercé une forte pression" sur les Casques blancs syriens, des sauveteurs en zone rebelle qui ont les premiers alerté sur cette attaque chimique présumée, "pour mettre en place cette provocation préparée à l'avance".

"Préserver les preuves"

La Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur la Syrie a dans ce contexte souligné l'importance de "préserver les preuves" de l'attaque chimique présumée jusqu'à ce que les observateurs et enquêteurs indépendants puissent accéder aux lieux.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a pour sa part annoncé que ses experts étaient en route pour ce pays et commenceraient leur travail samedi.

Nouvelles sanctions de l'UE en vue

Sur le plan diplomatique, l'Union européenne a indiqué qu'elle allait étudier de nouvelles sanctions contre Damas. Les chefs de la diplomatie de ses Etats membres se réuniront lundi à Bruxelles pour examiner le dossier.

A part mettre en cause Londres dans une "mise en scène" de l'attaque chimique, Moscou, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov, a mis en garde contre une hausse de la pression migratoire sur l'Europe consécutive à d'éventuelles frappes occidentales.

"Ne soyons pas surpris si au final la fureur guerrière affichée cette semaine par Trump au sujet de la Syrie se termine par un accord avec la Russie pour serrer la bride d'Assad et suspendre les opérations planifiées sur Deraa et Idleb (dernières enclaves rebelles syriennes)", commentait sur Twitter Nicholas Heras, analyste à la fondation américaine de Jamestown, estimant que toutes ces déclarations serviraient à obtenir une avancée diplomatique.

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ATS